lundi 29 avril 2013

La fraîcheur d'une fille qui tourne sur elle-même

Voilà, c'est bête, mais c'est frais, acide comme un sorbet, un matin d'été. La vie coule entre mes doigts, comme l'eau d'une source cachée dans l'herbe haute. Je ne vieillis pas, je souffre un peu, suffisamment pour me sentir vivant, je prends le dessus après un échec, j'aime à imaginer mes compagnons de marche dans la brume qui les environne, je pardonne aisément les offenses, j'exerce modérément mon sens de la cruauté verbale. Je me laisse entraîner dans une danse absurde et saccadée, sans me trouver ridicule. J'éprouve une joie intense à me plonger dans le bain glacé d'un torrent de montagne. Je ne modère pas ma sentimentalité d'animateur forain. Je me souviens de tout.
Voilà, c'est bête, en effet, mais c'est acide, comme l'air d'un matin d'été au bord de l'océan. C'est le groupe Aline : « Je bois et puis je danse ».

2 commentaires:

Nuageneuf a dit…


Avoir le spleen heureux, vivre le présent comme le cadeau qu'il est, ne pas monter bien haut certes mais ne rien en devoir à César, faire honte à ses rides, la fille qui tourne sur elle-même est une fraîcheur si chaude, tout va bien, tout va bien

Patrick Mandon a dit…

Cher JM…