Voilà, c'est bête, mais c'est frais, acide comme un sorbet, un matin d'été. La vie coule entre mes doigts, comme l'eau d'une source cachée dans l'herbe haute. Je ne vieillis pas, je souffre un peu, suffisamment pour me sentir vivant, je prends le dessus après un échec, j'aime à imaginer mes compagnons de marche dans la brume qui les environne, je pardonne aisément les offenses, j'exerce modérément mon sens de la cruauté verbale. Je me laisse entraîner dans une danse absurde et saccadée, sans me trouver ridicule. J'éprouve une joie intense à me plonger dans le bain glacé d'un torrent de montagne. Je ne modère pas ma sentimentalité d'animateur forain. Je me souviens de tout.
Voilà, c'est bête, en effet, mais c'est acide, comme l'air d'un matin d'été au bord de l'océan. C'est le groupe Aline : « Je bois et puis je danse ».
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lundi 29 avril 2013
samedi 2 janvier 2010
La cérémonie des (a)vœux
À vous toutes et à vous tous qui rendez ces lieux si aimables, à celles qui, depuis le début se sentent ici chez elles et ont déjà tant donné de leur grâce légère et de leur talent, je dis simplement merci et je forme des vœux pour que la prospérité de l'amour vous comble toujours.
Quelques dédicaces particulières :
À Émilie, marquise aux yeux de braise, à Nadia-du-Delta, et à Tanya (Lady T, from Mushrooms$Berries), cette extraordinaire version de It's man's world, déjà vue ici, mais que je trouve si réussie (alors que je n'aime pas le mélange des genres) et si bouleversante, que je vous la destine pour cette année neuve. Entendez la simplicité biblique des paroles, la suavité d'écume murmurante de Pavarotti, l'éclat d'acier chaud de James Brown :
À j.d.l.l et à Vincent, cette belle et rare version, par le belge à la voix de râpe rouillée, Arno, d'un émouvant texte de Jean-Roger Caussimon, une sorte de blues français, interprété d'habitude par Léo Ferré, Comme à Ostende :
Et, pour tous ceux qui passent, ici, sans laisser de trace, la même chanson, par Jean-Roger Caussimon, injustement oublié :
Pour Euréka, qui traverse actuellement une zone d'ombre, pour une certaine «Cheveux d'encre», qui ne reviendra peut-être pas, pour Paul et Catherine, pour Alice et toux ceux que la voix et l'impeccable diction de Marc Ogeret (qui se souvient de lui ?) font frémir, ce superbe poème de Louis Aragon :
Pour Pat«foot blues»Caza (de Crasses et Voluptés), jeune homme élégant et talentueux (ses textes ont une belle étrangeté), pour Mac&Kate, qui ouvre de temps en temps notre porte et nous adresse un salut si amical, pour mon ami, le brillant photographe Paul Wagner, ce morceau de bravoure, par un homme qui aimait tant Paris qu'il est mort dans sa proche banlieue (!), Screamin'Jay Hawkins :
Et encore, trois photographies (la deuxième, à l'intention de Jérôme Leroy, la troisième, en clin d'œil au brillant Olyvier, garçon aux «semelles de vent»), prises ce matin, dans un quartier étrange de Paris, situé entre les deux gares de l'Est et du Nord :



Et ceci, enfin, que j'avais appris, enfant :
«I wish you a merry Christmas and a happy new year,
A pocket full of money
And a cellar full of beer,
A horse and a gig
And a good fat pig,
Please, give me my Christmas box.»
Photographies : PM
Quelques dédicaces particulières :
À Émilie, marquise aux yeux de braise, à Nadia-du-Delta, et à Tanya (Lady T, from Mushrooms$Berries), cette extraordinaire version de It's man's world, déjà vue ici, mais que je trouve si réussie (alors que je n'aime pas le mélange des genres) et si bouleversante, que je vous la destine pour cette année neuve. Entendez la simplicité biblique des paroles, la suavité d'écume murmurante de Pavarotti, l'éclat d'acier chaud de James Brown :
À j.d.l.l et à Vincent, cette belle et rare version, par le belge à la voix de râpe rouillée, Arno, d'un émouvant texte de Jean-Roger Caussimon, une sorte de blues français, interprété d'habitude par Léo Ferré, Comme à Ostende :
Et, pour tous ceux qui passent, ici, sans laisser de trace, la même chanson, par Jean-Roger Caussimon, injustement oublié :
Pour Euréka, qui traverse actuellement une zone d'ombre, pour une certaine «Cheveux d'encre», qui ne reviendra peut-être pas, pour Paul et Catherine, pour Alice et toux ceux que la voix et l'impeccable diction de Marc Ogeret (qui se souvient de lui ?) font frémir, ce superbe poème de Louis Aragon :
Pour Pat«foot blues»Caza (de Crasses et Voluptés), jeune homme élégant et talentueux (ses textes ont une belle étrangeté), pour Mac&Kate, qui ouvre de temps en temps notre porte et nous adresse un salut si amical, pour mon ami, le brillant photographe Paul Wagner, ce morceau de bravoure, par un homme qui aimait tant Paris qu'il est mort dans sa proche banlieue (!), Screamin'Jay Hawkins :
Et encore, trois photographies (la deuxième, à l'intention de Jérôme Leroy, la troisième, en clin d'œil au brillant Olyvier, garçon aux «semelles de vent»), prises ce matin, dans un quartier étrange de Paris, situé entre les deux gares de l'Est et du Nord :

Et ceci, enfin, que j'avais appris, enfant :
«I wish you a merry Christmas and a happy new year,
A pocket full of money
And a cellar full of beer,
A horse and a gig
And a good fat pig,
Please, give me my Christmas box.»
Photographies : PM
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