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mardi 20 avril 2010

Corinne à New York -2- (suite)

LES SEIGNEURS DES ANNEAUX

Ah les beaux biscotos ! Ils ne sont exposés que pour attirer le regard des passantes, qui d'un coup de coude, encourageront leur moitié un peu plus enrobée à passer le porche, pour acquérir très vite dans ce temple du muscle toute la panoplie, les instruments variés, le petit nécessaire du parfait «biscoté» !
En dessous, un joli défilé et son souffleur zélé, puis, plus bas un extraordinaire «amadoueur» de boas, tout enrubanné : ma pièce maîtresse ! J'ai beaucoup aimé son attitude, mis sérieuse mi amusée pour ne pas trop effrayer les enfants. Quand il a vu que je le photographiais, il a pris la pose, en vrai professionnel.

Texte et photographies © Corinne Salou





Corinne à New York -2- (suite)

WEST SIDE STORY

Derrière d'autres grilles se dispute un match de basket. Les murs de briques rouges, les escaliers métalliques qui dégringolent des façades des anciens buildings, les châteaux d'eau sur le toit des immeubles : rien n'a beaucoup changé ici depuis Tony et Maria.
La journée était idéale pour une promenade à Central Park en compagnie de "L'Américain" de Henry James. La confrontation des deux continents, la vieille Europe aristocratique désargentée contre le nouveau monde incarné par un millionnaire américain conquérant et un peu naïf, le vieux monde compliqué contre le nouveau trop simple… Un beau moment, même si les portraits nous semblent un peu surannés ; entre les lignes, on s'y retrouve, eux et nous. Et en revenant sur nos pas, à Wall Street, découverte d'un petit cimetière encerclé d'immeubles, à la pelouse bien entretenue. Là, une tombe ancienne, attira mon attention. L'année de décès de son occupant était de 1772, son nom de consonance écossaise. Quatre ans après, la déclaration d'indépendance était signée.
New York est, contre toute attente, une ville des plus romantiques qui soient.



Texte et photographies © Corinne Salou





Corinne à New York -2- (suite)

DE LA BOURSE À LA VIE

Un vaste chantier se profile derrière les grilles qu'hantent encore, et pour longtemps dans la mémoire collective, les tours jumelles. Les plus grands sont aussi les plus fragiles. Les funambules de la finance quant à eux, continuent leurs jeux d'équilibristes, sans filet. Ailleurs, en bas, quelques initiatives individuelles semblent bien dérisoires.

Texte et photographies © Corinne Salou









Corinne à New York -2-

Corinne, notre belle brune aux cheveux d'encre, vraie nomade, est allée à New York. Elle en est revenue, avec des récits et des photographies.
Voici, en quatre épisodes, ses «captures d'images», et ses commentaires.


LE BON OU LA BRUTE, LES BRUMES ET LES MARCHANDS

Le bon ou la brute ? C'est Al Pacino dans le rôle du Dr Kevorkian. Surnommé "Dr Death", dans les années Quatre-vingt-dix, ce mèdecin, militant pour la légalisation du suicide assisté, euthanasia plus de cent de ses patients. Après un procès et huit années de prison, il présenta sa candidature au Congrès…"Man should be brave"..
Depuis 1997, l'Oregon est le seul état autorisant le suicide médicalement assisté. Mais le tabou persiste sur le sujet, là bas comme ici les brumes ne sont pas dissipées ; devant les vitrines indécentes des marchands, le va-et-vient incessant des passants, les mugissements des sirènes, dans la ville qui ne dort jamais on ne peut rester longtemps à songer au grand sommeil...

Texte et photographies © Corinne Salou