mercredi 7 janvier 2026

Le Procès de la petite Bardot


Le chef à plumes du Parti socialiste, un certain Olivier Faure, a fermement dénoncé la personne de Brigitte Bardot et lui a refusé l'hommage national que la rumeur lui promettait : « […] elle a […] tourné le dos aux valeurs républicaines et été multicondamnée par la justice pour racisme ».

Bardot souhaitait-elle une cérémonie aux Invalides ? Je ne le jurerais pas : son seul souci fut pour le monde animal, pour le soulagement des souffrances que le genre humain lui inflige. Elle travaillait à cette tâche à sa manière, avec éloquence et acharnement, mais dans un langage de pure révolte, qui ne veut ni ne peut tenir compte des nuances, et sans aucune précaution. Son dernier soupir ressembla peut-être au son, tout de douleur et d'affolement, qu'émet un animal qu'on égorge ou sur qui un enfant sans contôle exerce sa cruauté, à coups de bâton ou de fouet.

J'ai « détourné » le tableau reproduit ci-dessus. L'original porte le titre de La Petite de Bonchamps ; il est signé Jean-Paul Laurens, peintre bien trop négligé, pourtant passionnant, très supérieur à la petite étiquette de « pompier » qu'une partie de la critique a collé sur son œuvre.

J'ai « monté » sur certains des personnages (quatre au total) la tête de procureurs contemporains : deux viennent des rangs des socialistes, le troisième est un journaliste très doué, d'un conformisme idéal, toujours prompt à vanter les mérites de la gauche losqu'il était chargé de la revue de presse dans une radio de l'officialité laïque d'’État, la quatrième « pointe » à LFI.

On reconnaîtra l'immense Bardot dans l'accusée, ainsi que dans le fantôme en bas nylon et porte-jaretelles (En cas de malheur, de Claude Autant-Lara), bien propre à détourner les mineurs…

Au train où vont les choses, sous la pression wokiste augmentée du moralisme des militantes, les films de Bardot seront bientôt interdits à la télévision d'État pour mœurs corrompues. Et toute la presse moralisatrice, et France Inter, et France Info, et Mme Devillers, toute la cohorte des nouveaux censeurs condamnera unanimement leur principale interprète, à l'aide de la syntaxe et du vocabulaire dits inclusifs.
Alors, il ne restera plus qu'à tirer le rideau car la farce sera jouée (Rabelais dixit).

Un inconnu me signale cette chanson ou paraît la sublime :

4 commentaires:

Anonyme a dit…

Cher Patrick!
Connaissez-vous cette petite pépite de Ricet Barrier ? Légère, désuette, subtilement nostalgique, B.B y apparait , distante et gracieuse, impertinante et sensuelle. Elle promène sa frimousse sur une mélodie chalouppée comme une démarche de chat.
https://www.dailymotion.com/video/x57ftd
Une bonne année ami Patrick !

Patrick Mandon a dit…

Je place immédiatement la chanson à la suite de l'article (à propos de votre identité, j'hésite entre le beau gosse et une brune des Carpates…

Pierre a dit…

C' est Pierre ...doux comme un andalou et coquin comme un majorquin!

Patrick Mandon a dit…

Le beau gosse, ma première option ! Belle trouvaille !