L'inspiratrice des Iraniennes, ce ne saurait être Sandrine Rousseau, l'ineffable Rousseau, qui voyait dans le voile « un embellissement » ; l'inspirateur, ce n'est pas le besogneux apparatchick nommé Benoit Hamon, qui estimait en 2017 (Europe 1) que la loi dite de 1905 « protège aussi bien la fille habillée en short que celle qui veut librement porter le foulard ». Certes, ce pauvre type ne compte pas, mais enfin il parle ! Je n'ai jamais vu de fille vêtue d'un short déambuler en toute liberté dans l'un de ces « quartiers ». Mais le besogneux Hamon y habite, lui, et il sait mieux que moi ce qui s'y passe… C'est assurément le cœur léger qu'un fille vêtue d'un short jette le trouble dans la cité. M. Hamon lui conseille, en cas de difficulté, de brandir la loi de 1905. Sinon, il interviendra en personne…
Naëm Bestandji, quant à lui, émet de sérieux doutes sur la compatibilité entre une fille en short et un quartier : « Personnellement et professionnellement, j'ai constaté sur le terrain et dans mon entourage, dès le milieu des années 1990, le développement de l'intégrisme musulman dans ces quartiers dont les filles sont toujours les premières victimes par le contôle des corps et des déplacements. Le voile en est la quintessence.» (site de Naem Bestandji, Féminisme, Universalisme, laîcité, Le linceul du féminisme.). Pauvre M. Hamon! L'ancien protégé de Mme Aubry, quintessence, lui, du militant d'appareil, est renvoyé à sa loi de 1905, censée permettre aux jolies filles de sortir cour-vêtues !
Interrogera-t-on Mme Tondelier sur le sujet ? La Tondelier, vraiment ? C'est déjà trop écrire que d'écrire son nom.
Non, ce qui est rassurant, c'est le nombre grandissant de femmes et d'hommes, d'origine ou de confession musulmanne, qui refusent que ces personnages de l'épouvante contemporaine s'expriment en leurs noms.
Pour le reste, voici : je désigne Bardot, villipendée par la gauche aux tristes passions, et Louise Brooks, redécouverte par mon cher ami Roland Jaccard (Louise Brooks, portrait d'une flapper, PUF), inspiratrices des belles, des flamboyantes iraniennes et de leurs compagnons, et je leur fait connaître toute mon admiration pour leur courage. Et que se taisent les Rousseau, Aubry, Tondelier et le besogneux Hamon, et tant d'autres !


3 commentaires:
Arrivera-t-il jamais un temps où l’on arrêtera de dire aux femmes ce qu’elles doivent faire, comment elles doivent s’habiller et marcher, ce qu’elles doivent lire et penser ?
Au nom de je ne sais quel dieu cacochyme, ou en suivant les diktats des bien-pensants du moment…
Brigitte c’était la liberté sauvage. La beauté indomptable et absolue de la fierté féminine idéale.
Louise c’était la classe de la séduction naturelle, sexy jusqu’au bout des cheveux.
Ceux et celles qui bavent ne sont que de mornes jaloux.
Si je flamboie parfois, oh bien modestement, c’est sans doute un peu grâce à elles, à leur farouche désir qui coule en mes veines…
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Vous flamboyez, je n'en doute pas, mais « modestement » ? Un petit feu modeste, une maigre flambée ? La flamme d'une bougie vacillante dans les courants d'air ? Allons doc ! Un feu de forêt, un brasier affolant, un cauchemar de pompier, un incendie qui ne paraît s'éteindre que pour mieux reprendre !
Ou alors un fanal à l'entrée d'un port, qui guide le dernier navire dans la nuit, les âmes errantes et les voyageurs mélancoliques…
Merci cher Patrick. Je vois que vous connaissez bien la braise mi-irlandaise mi-italienne qui inonde mes veines. Mon « modestement » n'était que pour souligner le fossé qui me sépare de ces deux monstres sacrés. Auxquelles on ne se compare pas, évidemment.
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