mardi 30 novembre 2010

L'amour fait un tabac

Love is like a cigarette est en fait ce qu'on appelle un standard. KD Lang en a donné une belle version, que je n'ai pas trouvée (on l'entendait dans un ballet de Pina Bausch). La voici par Stanley Worth, plutôt swing et chic. En outre, j'ai l'impression que L'amour c'est comme les cigarettes, par Sylvie Vartan, n'est qu'une variation du même thème.




Par Stanley, toujours, Let's face the music and dance



… Et par le roi Nat Cole, the King, le plus beau swing au monde, de l'ouate et du rythme. Irrésistible !

Nos mères 2

Pierre avait laissé un commentaire sur le premier fil Nos mères. Il m'a semblé qu'il ferait un bref et très pertinent article sur ce même sujet. C'est à la fois délicat, viril, moqueur, ironique, avec une pointe d'humour. Il me semble que c'est très «Pierre»… et très bien.

«Alors qu'on a copieusement écrit, filmé et chanté sur le sentiment amoureux, un homme, une femme chabadabada chabadabada, et ce jusqu'à l'ivresse (ou l'écœurement, c'est selon), les livres, les films, les chansons sur l'amour filial ou sur l'amitié se comptent sur les doigts de la mains gauche de Django Reinhardt. Et c'est bien dommage, surtout quand on pense que, contrairement à l'amuuuur, ce sont des sentiments comment dirais-je ...incombustibles.»
Pierre

Je verrais bien cette chanson pour accompagner le billet de Pierre, que je remercie vivement de m'avoir accordé l'autorisation de publier son texte, avant même que j'aie eu le temps de le solliciter de cette autorisation…

lundi 29 novembre 2010

Nos mères

Déjà placé dans ce blog, mais une fois encore n'est pas une fois de trop. Nos mères nous ont portés tout entier ; en partant, elles nous emportent en partie.

samedi 27 novembre 2010

Des ombres qui valsent

Pour la valse sentimentale de Piotr, j'ai choisi ce duo ; il me semble que l'homme est Gaspar Cassadó, violoncelliste oublié mais vraiment remarquable.

À bout ferré, à bout touchant

Le fatras de Ferré, son lyrisme, ce flot indompté, cette cavalcade sentimentale, cette amicale présence de la nuit, cette marche improvisée vers l'image et l'émotion. A côté de lui, Ivry Gitlis.

vendredi 26 novembre 2010

Le tempérament du clavier

Elle est très contestée, cette interprétation du Clavier bien tempéré (Das wohltemperierte Klavier, livre 1), par Sviatoslav Richter (1915-1997), russe de sang mêlé, qui aimait la France parce que «dans ce pays, on aime la vie». Beaucoup lui reprochent son romantisme, l'abandon du sens prétendument premier de l'œuvre : ceux-là, en général, ne jurent que par Glenn Gould. Je ne fais pas partie du nombre, et pourtant, je reconnais le génie de Gould.
Mais c'est ainsi : j'aime tout de Richter, l'homme et l'artiste.