vendredi 2 janvier 2015

Mes (a)vœux

À celles et ceux qui passèrent ici et ne revinrent plus, aux fidèles, aux infidèles, aux disparus, aux revenus, à ceux qui me surveillent du coin de l'œil, aux autres, qui m'ignorent avec attention, ou qui se réjouissent de m'avoir oublié, aux amants désunis, aux ennemis réunis, à l'ombre sur le mur dont j'ai retrouvé la lettre dans l'habit abandonné, à ceux que j'ai croisés, à toutes et à tous je souhaite le meilleur pour cette année neuve, qui n'a pas encore servi, qui n'a pas encore déçu, ni lassé.
J'offre cette petite merveille, un enregistrement ancien d'une chanson signée Eddy Cochran, Twenty flight rock, par Vince tout-en-cuir Taylor (1939-1991), beau comme le messager d'un monde perdu. On notera le solo époustouflant de Bobbie Clarke (né Robert William Woodman, 1940-2014), batteur très inspiré.



7 commentaires:

Célestine a dit…

Dans le ciel, environ cent milliards d'étoiles. Et sur la blogosphère, autant de billets, de blogues, de respirations haletantes ou molles, d'expansions de l'infinie diversité humaine, de soubresauts et d'orgasmes intellectuels, de ravissements et d'horreurs contenues...
Et au milieu de ce fatras, de petites étoiles très brillantes et un peu solitaires, des pépites ignorées sauf pour ceux qui voient avec le coeur.Comme votre espace, cher Patrick, qui apporte à chaque fois un souffle différent, car vous lire, c'est être au bord d'une falaise dominant l'océan. Vivifiant.
¸¸.•*¨*• ☆

Emilie a dit…

Bonne année, mon cousin ! Je ne vous oublie pas et je vous embrasse !

Patrick Mandon a dit…

Célestine et Émilie, deux des plus beaux regards de la planète internet dans ce blog, pour le Nouvel an ! C'est un pur bonheur pour un mâle alpha, même vieillissant !
Voilà un moment que je ne vous ai écrit l'une de mes lettres d'information sur le cirque parisien, ma cousine, il faudra que j'y songe. Quant à Célestine, elle s'st confessée, chez elle, d'un souvenir amoureux, dont le temps n'a pas effacé l'ardente nécessité. Heureux hommes ceux que vous aimez, mesdames !

Pierre a dit…

On rente chez vous parce qu'il y a de la lumière. On musarde un peu, on flâne, on picore dans les assiettes d'apéritifs par vous préparées. On pousse des portes derrière lesquelles on entend de la musique ou des conversations. On s'assoit dans vos fauteuils pour écouter. Des fois, on fouille bien un petit peu dans les tiroirs quand vous avez le dos tourné, mais sans rien déranger, juste pour voir les objets et les photos. Et parfois, comme dans la chanson de Dutronc, on laisse un mot sur le piano.
Bonne année ami Patrick!

Patrick Mandon a dit…

Bonjour, beau gosse ! Excellente description de mon logis-blogue. lnstallez-vous dans mes vieux clubs ; leur cuir est certes un peu usé, mais sa qualité initiale lui garantit encore une belle résistance. Je caresse volontiers son grain. Sous ma paume, il frémit encore… Que le Ciel vous préserve !

Cécile Delalandre a dit…

Merci pour ce beau cadeau Mister Patrick! et merci aussi de nous surprendre, nous apprendre, nous rappeler, nous enchanter...
Je viens moins souvent vous visiter prise par le temps et la vie mais j'y passe de temps en temps en silence et tout comme Pierre je me promène dans tous les recoins de votre caverne que je vois rouge, ocre et cosy, confortable, chaleureuse, tendre et pleine de trésors... Je m'y sens bien et en ressors toujours paisible et plus riche de mille petites trouvailles...
Pour tout ça, merci Patrick! et belle et joyeuse année!

Joël H. a dit…

Des merveilles comme ça, tous les jours s'il vous plait. Une belle année.