lundi 11 mars 2013

Il reste au moins ceci

Connaissez-vous cette interprétation ? Je l'avais oubliée, je l'ai retrouvée. Nous sommes loin de Ferré l'imprécateur, le cabotin donneur de leçon : nous sommes en présence d'un artiste, qui rend hommage à l'un des plus grands de son art.



Pour Léo Ferré, on pourra se rendre ici, et ici, là aussi, et encore là,

9 commentaires:

Anna Valenn a dit…

Et c'est beaucoup.

Nuageneuf a dit…


Voilà bien une découverte pleine d'émotion. L'homme m'a toujours paru déplaisant et tout à coup, nous tombons sous les charmes de sa voix fanée, fripée, mise en chuchotements au service d'un des plus grands parmi les plus grands. Soyez loué, cher Patrick, de nous faire partager ce doux moment. Une mention particulière à l'accompagnateur, est-ce un pianiste ou est-ce Ferré ? Et pendant qu'on y est à tous ceux qui entouraient Claude Villers pour ce Tribunal d'anthologie.

Je ne supporte pas ces larmoyeurs du "C'était mieux avant". Aussi vous dis-je : faut bien reconnaître que sur bien des choses, c'était mieux avant !!

Patrick Mandon a dit…

Anna : C'est même l'essentiel…
Jean-Michel : « Je ne supporte pas ces larmoyeurs du "C'était mieux avant“ »
Moi non plus, Jean-Michel, mais… c'était mieux avant.

Nuageneuf a dit…


Dites-moi, cher Patrick, avez-vous des indices sur le pianiste ?

Patrick Mandon a dit…

Non, Nuage, je n'ai pas d'indice me permettant de dire qui accompagne Ferré. Est-ce Ferré lui-même ? Il s'accompagnait, et il connaissait la musique, mais possédait-il ce doigté ? J'hésite.

René Claude a dit…

@ Nuageneuf,

Un doigt de nostalgie - pas plus ! - est quelque fois nécessaire pour supporter la laideur (et la bêtise) post-modernes.

Patrick Mandon a dit…

« la laideur (et la bêtise) post-modernes » (René Claude)
Lesquelles ont encore agrandi leur territoire ces récentes années.

Nuageneuf a dit…


Cher Patrick,

Je reviens à l'interprétation pianistique. Après enquête minutieuse auprès des autorités, et tout particulièrement près mon conseiller spécial es pianos, je veux dire Ollivier-Charles qui fait autorité en la matière, une chose est certaine : ce n'est pas Ferré qui joue. En revanche ce dernier ne peut trouver le nom du pianiste, sauf à dire qu'il est plus que parfait.

De mon côté, j'ai enfin pu joindre l'immense G.Darmon qui m'a assuré que malgré les apparences, ce n'est pas lui non plus qui accompagne Ferré.

Amitiés.

Patrick Mandon a dit…

Cher Nuage, j'ai toute confiance dans l'oreille d'Olivier-Charles, qui, je vous le rappelle un peu cruellement mais vous l'avez bien cherché, portait le même jugement que le mien sur l'interprétation de la chanson « La belle vie » (The Good life), du regretté Sacha par un plaisant dont j'oublie le nom dans l'immédiat… Une piste fragile : Léo Ferré a longtemps été accompagné par le pianiste Paul Castanier. Mais leur séparation (Léo Ferré se sépara de Castanier, lui préférant des bandes enregistrées, plutôt symphoniques) était peut-être antérieure à cette interprétation de « Que reste-t-il de nos amours ». Castanier était un remarquable pianiste (aveugle). Qu'en pensera Ollivier-Charles ?