Tous les garçons s'appellent Patrick
Nomade's land
dimanche 29 mars 2026
État d'esprit bis
Je ne me supporte plus qu'en négatif, un non-reflet de moi sur un mur, une porte, une forme « insolée » une masse sans trait, « détourée », la représentation d'une persistance rétinienne sur une surface.
En négatif, en ombre, je n'ai pas changé, au vrai, je suis ruiné, je coule, je sombre, je me brouille…
Pour soutenir ce lamento d'un prévieillard gémissant, choisissons ce supebe morceau qui m'évoque un sac de larmes :
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Il est plus tard que je ne crois
État d'esprit
« C'est ainsi qu'un jour, par hasard, nous nous rappelons tant de visages et tant de choses, mais il n'y a plus personne pour se souvenir de nous, et nous sommes encore vivants. »
Angelo Rinaldi « La dernière fête de l'Empire ».
De Henri Duparc, compositeur de premier plan parfois négligé, voici « Chanson triste », par Régine Crespin :
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Angelo Rinaldi « La dernière fête de l'Empire ».
De Henri Duparc, compositeur de premier plan parfois négligé, voici « Chanson triste », par Régine Crespin :
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Il est plus tard que je ne pense
lundi 23 février 2026
Le monde perdu 1 : une jeunesse
J'étais très jeune, et le monde l'était avec moi. J'allais souvent seul au cinéma, je me glissai, avec une volupté que j'anticipais, dans une salle obscure du XVIIe arrondissement de Paris, aujoud'hui transformée en surface de vente illuminée. La fascination prenait alors les commandes et m'entraînait dans sa féérie : l'écran s'interposait, et j'accomplissais une métamorphose à chaque fois recommencée…
Il y a dans cette seule scène du film de Jerzy Skolimovsky Le Départ plus de preuves de l'existence du cinéma lui-même et de la nécessité de cette existence pour notre bonheur, jusqu'au vertige, que dans la plupart des films français de ces vingt dernières années ! Tant il est vrai que nombre de ces films sont inutiles (mais il y a des exceptions remarquables).
Pour achever cette lamentation d'un vieux gamin usé, cette chanson qui entretient adorablement ma mélancolie native :
Et encore celle-ci, la dernière qu'il faudra entendre avant de perdre définitivement de vue les « éblouissants repères » qui nous auront fait vaciller :
Et ceci, pour illustrer l'échange avec Celestine (voir les commentaire), où l'on voit que Virna Lisi porte à ses lèvres les cigarettes avec la même grâce qui animait chacun de ses mouvements à l'écran et sans doute partout ailleurs.
jeudi 15 janvier 2026
Tout doit disparaître
Le film n'est certes pas exclusivement consacré à la mélancolie des aristocrates en guerre, mais enfin cette scène leur donne l'occasion d'échanger des propos plein d'élégance et de tristesse. Lorsque M. Mélenchon, gouvernera ce qu'il reste de la France, son ministre du Chaos dans la culure, M. Deloglu, interdira peut-être ce chef-d'œuvre du cinéma, sorti en 1937, La Grande illusion.
Quelques nostalgique engagés dans l'Armée des ombres sur l'écran organiseront dans les caves des projections clandestines.
Je l'ai vu étant enfant, puis tant de fois, sans jamais en être las : entendez les confidences de ces deux aristocrates sans espoir, incarnés superbement par Erich von Stroheim et Pierre Fresnay.
Un grand film démocratique et audacieux, où tout se dit et s'oppose, où tout se joue ! C'est assez dire qu'il serait censuré, aujourd'hui, par France-inter…
Quelques nostalgique engagés dans l'Armée des ombres sur l'écran organiseront dans les caves des projections clandestines.
Je l'ai vu étant enfant, puis tant de fois, sans jamais en être las : entendez les confidences de ces deux aristocrates sans espoir, incarnés superbement par Erich von Stroheim et Pierre Fresnay.
Un grand film démocratique et audacieux, où tout se dit et s'oppose, où tout se joue ! C'est assez dire qu'il serait censuré, aujourd'hui, par France-inter…
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Des hommes fréquentables
lundi 12 janvier 2026
Bardot et Louise Brooks inspiratrices des iraniennes
L'inspiratrice des Iraniennes, ce ne saurait être Sandrine Rousseau, l'ineffable Rousseau, qui voyait dans le voile « un embellissement » ; l'inspirateur, ce n'est pas le besogneux apparatchick nommé Benoit Hamon, qui estimait en 2017 (Europe 1) que la loi dite de 1905 « protège aussi bien la fille habillée en short que celle qui veut librement porter le foulard ». Certes, ce pauvre type ne compte pas, mais enfin il parle ! Je n'ai jamais vu de fille vêtue d'un short déambuler en toute liberté dans l'un de ces « quartiers ». Mais le besogneux Hamon y habite, lui, et il sait mieux que moi ce qui s'y passe… C'est assurément le cœur léger qu'un fille vêtue d'un short jette le trouble dans la cité. M. Hamon lui conseille, en cas de difficulté, de brandir la loi de 1905. Sinon, il interviendra en personne…
Naëm Bestandji, quant à lui, émet de sérieux doutes sur la compatibilité entre une fille en short et un quartier : « Personnellement et professionnellement, j'ai constaté sur le terrain et dans mon entourage, dès le milieu des années 1990, le développement de l'intégrisme musulman dans ces quartiers dont les filles sont toujours les premières victimes par le contôle des corps et des déplacements. Le voile en est la quintessence.» (site de Naem Bestandji, Féminisme, Universalisme, laîcité, Le linceul du féminisme.). Pauvre M. Hamon! L'ancien protégé de Mme Aubry, quintessence, lui, du militant d'appareil, est renvoyé à sa loi de 1905, censée permettre aux jolies filles de sortir cour-vêtues !
Interrogera-t-on Mme Tondelier sur le sujet ? La Tondelier, vraiment ? C'est déjà trop écrire que d'écrire son nom.
Non, ce qui est rassurant, c'est le nombre grandissant de femmes et d'hommes, d'origine ou de confession musulmanne, qui refusent que ces personnages de l'épouvante contemporaine s'expriment en leurs noms.
Pour le reste, voici : je désigne Bardot, villipendée par la gauche aux tristes passions, et Louise Brooks, redécouverte par mon cher ami Roland Jaccard (Louise Brooks, portrait d'une flapper, PUF), inspiratrices des belles, des flamboyantes iraniennes et de leurs compagnons, et je leur fait connaître toute mon admiration pour leur courage. Et que se taisent les Rousseau, Aubry, Tondelier et le besogneux Hamon, et tant d'autres !
Naëm Bestandji, quant à lui, émet de sérieux doutes sur la compatibilité entre une fille en short et un quartier : « Personnellement et professionnellement, j'ai constaté sur le terrain et dans mon entourage, dès le milieu des années 1990, le développement de l'intégrisme musulman dans ces quartiers dont les filles sont toujours les premières victimes par le contôle des corps et des déplacements. Le voile en est la quintessence.» (site de Naem Bestandji, Féminisme, Universalisme, laîcité, Le linceul du féminisme.). Pauvre M. Hamon! L'ancien protégé de Mme Aubry, quintessence, lui, du militant d'appareil, est renvoyé à sa loi de 1905, censée permettre aux jolies filles de sortir cour-vêtues !
Interrogera-t-on Mme Tondelier sur le sujet ? La Tondelier, vraiment ? C'est déjà trop écrire que d'écrire son nom.
Non, ce qui est rassurant, c'est le nombre grandissant de femmes et d'hommes, d'origine ou de confession musulmanne, qui refusent que ces personnages de l'épouvante contemporaine s'expriment en leurs noms.
Pour le reste, voici : je désigne Bardot, villipendée par la gauche aux tristes passions, et Louise Brooks, redécouverte par mon cher ami Roland Jaccard (Louise Brooks, portrait d'une flapper, PUF), inspiratrices des belles, des flamboyantes iraniennes et de leurs compagnons, et je leur fait connaître toute mon admiration pour leur courage. Et que se taisent les Rousseau, Aubry, Tondelier et le besogneux Hamon, et tant d'autres !
dimanche 11 janvier 2026
Bardot ou la date limite de consomation de la gauche coton-bio
Même en première de l'hebdomadaire de la gauche essouflée, Bardot annule tout ce qui l'entoure. Son portrait transperce le titre, comme la lance aux éclats fulgurants d'une guerrière le bouclier d'un piètre adversaire.
Et le titre du magazine des socialistes en déroute !
« Brigitte Bardot, de la lumière à l'ombre »
Et ce commentaire :
« Actrice iconique française, inlassable défenseuse des animaux et proche des idées de l'extrême-droite, Brigitte Bardot est morte le 28 décembre 2025. »
Le Nouvel Obs ose employer le mot « iconique », dont n'use plus que les carabosses égarées, les lectrices et les rédactrices de Elle, et les journalistes du service public.
L'Obs et Bardot ! Ce vieux titre de la ringardiserie socialisante ose tout, c'est même à cela qu'on le reconnaît encore.
Gardez la photo de Une, quant à l'intérieur, lisez-le si vous le souhaitez, mais vraiment « d'un derrière distrait ».
D'un côté Comic Strip, Bardot et le talent de Gainsbourg, de l'autre, la gauche des écologistes, la gauche de Mélenchon, la gauche des rayons bio et des discours niais de M. Gluksmann. Ici, c'est frais, cela claque, cela érotise tout, là-bas, on s'écarte, on évite, on s'ennuie.
samedi 10 janvier 2026
Bardot contre tous
- Je voudrais te demander quelque chose ?
- Demande toujours.
- Oh, trois fois rein !
- Et encore ?
- Voudras-tu passer outre ?
- Outre quoi ?
- Outre rein.
- Si je comprends bien, tu veux faire comme l'armée allemande.
- Que veux-tu dire ?
- Oui, tu veux m'envahir, quoi !
- Alors ?
- Alors, entre mes reins.
- Voilà…
- Ah non ! Ton ouvrage m'outrage !
- Certes, je te vois outrée
- J'ai dit « entre », je n'ai pas dit « outre ».
- Mais outre-rein, c'est presque rien !
- Entre est assez, outre est trop.
- Je n'outrerai donc point.
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