Mes compatriotes sont à ce point soumis, à ce point conformistes et intimidés, qu'ils n'osent plus proclamer « joyeux Noël ! » en public. Bien sûr, la radio et la télévision d'État, émettrices d'opinions normalisées, d'un commun accord tacite, se garderont bien de contrevenir aux règles non écrites de la doxa anti-chrétienne. Alors, on n'entend plus, répétée à l'envi, que la vaine formule « bonnes fêtes de fin d'année ! », neutre et typique de la conformité frileuse du nouveau vocabulaire (ainsi de « territoire », par exemple), qui veut rassembler les fêtes de la Nativité et celles du Nouvel An dans une stupide et vaine collection de réjouissances .
Quant à moi, je souhaite à toutes celles et à tous ceux qui passeront par ici ce soir, un joyeux, un heureux, un délicieux Noël. Je sais que ceux qui croient au Petit Jésus auront une raison de se réjouir de cette date (au reste fort approximative). Je n'oublie pas que je suis une très modeste partie de l'immense civilisation française, judéo-chrétienne, qui s'est construite avec Dieu et, parfois, contre lui.
Les autres traverseront ces événements en rentrant la tête dans les épaules. Après tout, ce n'est que l'affaire d'une nuit !
À tous, je dédie ces deux délicieux dessins, sans doute démodés, mais charmants, et, ce faisant, je pense tout particulièrement, avec un sourire narquois, à quelques déplaisantes figures du néo-féminisme…
Note : chacun placera dans la hotte du Père Noël ce qui convient à la représentation de ses vœux. Mon Papa No préfère les dames, mais sa besace n'est nullement hétéronormée.
Je vous souhaite une douce et « hot » nuit.

