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samedi 27 mars 2021

Un mâle, des mots

Une sonnerie résonne, une porte s'ouvre :
- Bonjour !
- Que veux-tu ?
- Je reviens te chercher !
- ?
- Oui, vraiment, je reviens te chercher !
- C'est une blague ?
- Nullement, je suis sérieux.
- Toi, sérieux ? Tu ne l'as jamais été !
- Ce soir, je le suis : je reviens te chercher !
- Comment as-tu fait pour me trouver ?
- Je t'ai cherchée.

- Alors, ce n'est pas moi que tu as trouvée
- Tu es pourtant là !
- Je n'y suis pas pour toi.
- Mais je te vois, tu n'as pas changée.
- Je suis une autre que moi quand j'étais avec toi.
- Je est toujours une autre !
- Mais tu es toujours toi !
- Je ne suis moi qu'avec toi !
- Je suis devenue moi sans toi
- Nous étions à tu et à toi quand nous étions nous…
- … Qaund nous étions nous, je n'étais pas moi
- Pourtant tu disais nous quand tu parlais de toi.
- Mais quand je disais nous,je n'existais pas.
- Moi, quand je disais nous…
- … Tu ne paensais qu'à toi !
- Tu portes des bas de soie, j'aimais beaucoup ça.
- Mes bas de soie ne sont plus pour toi.
- Quant à moi, je me souviens de mon émoi…
- Le quant à soi ne m'intéresse pas.
- … de mon émoi quand mes doigts sur la soie…
- Garde tes émois pour toi !
- Encore un mot !
- C'est déjà trop!
La porte se referme violemment.


dimanche 14 avril 2019

Dis, quand reviendras-tu ?

- Reviendras-tu quelque jour ?
- Depuis que je suis absent, t'ai-je manqué ?
- Non, cependant ta place n'est pas encore prise.
- Veux-tu dire que nul ne m'a remplacé ?
- C'est cela.
- Serais-je irremplaçable ?
- Disons que tu prends de la place.
- Serais-je déplacé ?
- Ou nulle part à ta place.
- M'avais-tu joué gagnant ?
- Je t'avais joué placé.

- Quoi qu'il en soit, ne tarde pas trop.
- Mais pourquoi me hâter ?
- L'amour, comme la nature, a horreur du vide.

- Veux-tu danser ?
- Qu'est-ce que c'est ?
- Un tango.
- Enlace-moi !
- Le tango, c'est du désir qui se danse.
- Et qui se déplace.
- Alors, en place !
 

jeudi 23 mars 2017

À nul autre pareil, le plaisir de déplaire



 
 Bardot, par Manara

 "Il n’y a plus que des barbus et des actrices aux cheveux gras, qui se font violer dans les coins, et qui trouvent des excuses à leurs agresseurs. Il n’y a qu’à regarder la cérémonie des César, où de gentils zombies remercient papa-maman, leur concierge et leur chauffeur de taxi, tout en lançant l’incontournable appel à la fraternité humaine et à l’antiracisme."

(Brigitte Bardot, à propos du cinéma, dans un entretien accordé à Valeurs actuelles, hebdomadaire de droite, donc profondément répugnant, fondamentalement acquis à toutes les idées ignobles que l'humanité a développées, depuis le jour où, se découvrant apte à la bipédie, elle a quitté les arbres, puis les clairières, pour occuper les plaines. Peu après, les hommes de la tribu primitive courtisèrent les (jolies) femmes des autres).  

J'aime à penser que ces idées, ou plutôt ces mauvaises pensées - car la droite, bien sûr, est incapable de développer des idées, lesquelles relèvent du seul magistère de la gauche socialisante et assimilée - relèvent du pur plaisir de nuire aux imbéciles, qui prétendent nous gouverner depuis dix ans.
  Je prétends quant à moi que jamais la France, cher pays de mon enfance, mais qui ne le sera pas de ma vieillesse, n'aura subi les effets d'une telle médiocrité que depuis la prise de pouvoir de M. Hollande. Dans les seuls domaines de la culture et de l'éducation, les ministres auront démontré tout à la fois une totale incompétence et un profond mépris des hommes et des matières, qu'ils eurent l'outrecuidance de vouloir administrer. Ces parvenus (la présence du vaniteux et vain M. Peillon dans ce ballet de dames me contraint au masculin pluriel) dans l'ordre des honneurs et des charges nous laisseront le souvenir de fantômes antipathiques, incapables d'écrire deux lignes en français sans commettre de graves fautes, qui ne les font pas rougir.

Je reconnais  éprouver une joie mauvaise de seigneur féodal au spectacle du candidat « officiel » du parti socialiste à l'élection présidentielle. Il y a quelque chose de joyeusement effarant dans la parade politicienne de ce faux jeune, tribun étriqué pour préau d'école déserté, apparatchik besogneux, anciennement petit commissionnaire de Martine Aubry. Jusqu'à quand laissera-t-il entendre qu'il est le successeur de Jean Jaurès, de Léon Blum ou même de François Mitterrand ? Ses diatribes contre le capital, destinées à son auditoire de petits bourgeois gagnés par la révolte fonctionnarisée, redonnent l'illusion de la vigueur à quelques cadres socialistes vieillissants . Viendra le jour où il paraîtra nu, dans le seul rôle taillé à sa mesure, celui de syndic de faillite des socialistes français.

Voici encore, peut-être pour ma seule et vaine satisfaction, la belle correction de l'un de ces apparatchiks outrecuidants par Pascal Praud : où l'on voit que le moralisateur socialisant se montre ridicule. Mon plaisir…



Du même Manara, que j'ai découvert à Milan, au début des années quatre-vingt, à l'adresse des insupportables néo-féministes socialisantes, cette évocation de l'amant du monde :















Voilà, j'espère, dans ma modeste mesure, moi aussi, avoir déplu à quelques-uns sinon à tous.
Aux autres, je dédie cette jolie chose venue du monde d'autrefois :



mercredi 8 décembre 2010

vendredi 11 décembre 2009

Incongruités






































































































Il arrive que, vues sous un certain angle, les choses inanimées nous paraissent douées d'un désir, d'une intention que nous ne soupçonnions pas. Parfois, il suffit de presque rien, d'une proximité inattendue, ou encore du hasard pour qu'elles changent d'aspect, nous intriguent, nous amusent… Chacun voit ce qu'il veut, là où d'autres ne discernent rien, ou aperçoivent autre chose.