Tous les garçons, le film.
Il s'agit d'un court métrage, intitulé Charlotte et Véronique, plus connu sous son autre titre : Tous les garçons s'appellent Patrick (1957).
On a souvent dit que Godard était cérébral. Mais, jusque dans les années soixante-dix, il manifeste la légèreté de Marivaux, la mélancolie de Musset.
Deux jeunes filles connaissent, sans le savoir, le même garçon. Quiproquo, confidences, dissmulation : les êtres volages sont innocents des crimes d'amour qu'ils commettent.
Jean-Claude Brialy est fluide comme les heures de la jeunesse, Paris en noir et gris n'a pas d'équivalent dans le monde…
Rien ne changera jamais, les horloges s'arrèteront, il y aura des scooters vespa et des mobylettes dans les rues, les filles ne se laisseront pas faire tout de suite, elles aimeront être séduites puis abandonnées. Quant aux garçons, ils souffriront à leur tour, martyrisés par des pimbèches au cœur de pierre. L'amour leur donnera bien du plaisir et du fil à retordre.