Je ne me lasse pas. Depuis le temps que je tente de capter son attention, de me faire remarquer de cette icône glacée, elle ne m'a même pas accordé un regard. Je la suis sur les murs de Paris, dans les abribus, dans les boutiques (Tous ici ) … Elle m'ignore. Pire encore, aujourd'hui, elle m'a tourné le dos. On dirait qu'elle a inversé les rôles : elle est dehors, je suis à l'intérieur : un petit vieux dans la vitrine… Julio Iglesias a fort bien parlé de mon tourment…
Après Le pont des sourires et Le pont des soupirs (voir les deux articles précédents), continuons avec Paris, dont je ne finis pas d'entendre la romance.
Trenet fut mon autre grand Charles, mon enchanteur favori, et je me réjouis de retrouver dans les souvenir que Jean-Jacques Debout (voir l'article Un jeune homme d'autrefois) a enfin achevé d'écrire (Ma vie à Dormir Debout, éditions XO), de très belles lignes sur l'homme qui fit chanter notre route… L'autre matin, il faisait un temps magnifique, un temps éblouissant, un temps de Libération, de fusillade heureuse. L'autre jour, il faisait un matin de Paris, le vent soufflait, chassait de gros nuages, en rapportait d'autres, chargés de pluie et de gris. Il était midi et demi, comme l'indique la très grande horloge de la place de la Concorde.
Document : Chanson La romance de Paris (Georges Van Parys- Charles Trenet), du film au titre éponyme de Jean Boyer (1941), avec Charles Trenet, Yvette Lebon, Robert Le Vigan. Autres photographies : PM