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mercredi 16 septembre 2015
La vie passera comme un rêve
Quelques minutes d'un rêve français, de grâce française, de bonheur français, d'illusion française. Encore un instant, monsieur le bourreau, et vous pourrez faire votre œuvre…
lundi 2 septembre 2013
Bruissement
Dans un recueil de « tout et de rien », intitulé La suite dans les idées, de Pierre Drieu la Rochelle, un homme, penché sur une femme endormie, entend « le bruissement du songe que fait une paisible foule en marche : son sang. ».

Dessin de Steinlen
Sur Drieu-la-Rochelle : Le choix d'un frère, Drieu via Visconti, Joël H. via Guidoni -
La belle argentine et l'homme perdu, Tanya from Russia, America and Paris, L'amour aux enchères,
Arnaud Le Guern fait valser DD, Fin de partie 2 – Avec amitié, Un salut amical suivi d'une notule pleine de mauvais esprit

Dessin de Steinlen
Sur Drieu-la-Rochelle : Le choix d'un frère, Drieu via Visconti, Joël H. via Guidoni -
La belle argentine et l'homme perdu, Tanya from Russia, America and Paris, L'amour aux enchères,
Arnaud Le Guern fait valser DD, Fin de partie 2 – Avec amitié, Un salut amical suivi d'une notule pleine de mauvais esprit
vendredi 12 avril 2013
Salut à gael019
Un nouveau visiteur est venu déposer son empreinte chez Tous les garçons, il ne nomme gael019 (un corrézien ?). Je l'accueille avec plaisir. Pour cela, j'ai cherché un buste, comme un effet de miroir contrarié à celui qu'il nous offre, beau, mince, finement musclé. Je ne trouvais rien de satisfaisant, lorsque je me suis souvenu de Nicolas de Leyde, sculpteur de la seconde moitié du XVe siècle, singulièrement doué pour les physionomies.
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De l'un à l'autre
dimanche 18 mars 2012
Lifar aux enchères -3-

(Article paru chez Causeur.fr)
La mémoire aux enchères
La mémoire et le commerce sont souvent associés dans cette étrange cérémonie qui a pour cadre une salle des ventes. Mardi, 13 mars, un long cortège d'ombres - des fantômes de peintres, de décorateurs, de danseurs, de musiciens, de poètes - a hanté la ville de Genève : Michel Fokine, Vaslav Nijinsky, Leonide Massine, Léon Bakst, Alexandre Benois, George Balanchine, Pablo Picasso, Jean Cocteau, Igor Stravinski, Michel Larionov, De Chirico, Natalia Gontcharova, Jacques Rouché… Tous étaient convoqués dans le plus beau catalogue d'œuvres musicales pour la danse qui se puisse imaginer : Le sacre du printemps, Les Sylphides, Pétrouchka, L’Après-midi d’un faune, Daphnis et Chloé, Parade, Le Tricorne, Le Train bleu, Apollon Musagète …
Ce jour-là, en effet, la vie de Serge Lifar a été dispersée, et, avec elle, emportée par le tourbillon d'une vente internationale, une grande partie des archives de Serge de Diaghilev, créateur des Ballets russes, qu'à la mort de ce dernier il avait partagées avec Boris Kochno. Il y avait foule, à 17 h, quand s'ouvrit à Genève, sous le marteau de Bernard Piguet, commissaire priseur, la première adjudication des documents et objets personnel de Serge Lifar, danseur célèbre, fameux chorégraphe, russe de Paris, parisien de Suisse : des amateurs, des collectionneurs, des marchands, de simples curieux. On a battu des records, on a renchéri follement sur des lettres autographes, des dessins, des photographies. Une lettre de Coco Chanel adressée à Serge Lifar, avec deux portraits de la couturière dédicacés, l'ensemble estimé entre 350 € et 450 € a été adjugé plus de 350 000 € ! Une photographie de Pablo Picasso, vers 1910, signée de sa main, est partie à 10 000 €. Le libraire parisien Jean-Claude Vrain a remporté avec lui 48 dessins d'Opium, par Jean Cocteau, estimés 50 000 €, pour la somme de 830 000 € ! Au delà de la spéculation qui touche actuellement ce genre, et de l'origine certifiée des lots, l'emballement genevois témoigne d'un intérêt soutenu, persistant, légitime pour les figures et les épisodes d'un événement majeur et pourtant bref (dix ans) : les Ballets russes.
C'est à l'hôtel Saint-James & Albany, sous les arcades de la rue de Rivoli, que Serge Lifar (1905-1986), de passage à Paris, m'avait donné rendez-vous, un matin de 1983. À la demande de mon plus vieil ami, Michel-Georges Michel, mort à l'âge de 102 ans (1883-1985), Serge Lifar avait accepté de m'accorder un entretien. La veille, Michel-Georges Michel avait réuni tout son monde, à l'occasion d'une fête. J'y approchai Boris Kochno, autre figure centrale des Ballets russes. En cette même année 1983, Rudolf Nureyev avait pris la direction de la danse, à l'Opéra de Paris. Son règne fut éblouissant. Bref, Paris, alors, était russe, et peu importait qu'on y dansât sur une chorégraphie de Marius Petipa ou de Nijinski, ce « fou de Dieu » magnifié par Maurice Béjart en 1971, qui, d'un bond, semblait atteindre aux cintres.
Je me rappelle avoir interrogé Lifar sur le temps de l'Occupation, qui lui valut de sérieux ennuis à la Libération, et sur la période des Ballets russes, qui représentent pour moi l'un des événements culturels majeurs du XXe siècle. Je connaissais l'aventure des Ballets russes, grâce à Michel-Georges Michel, qui avait été le secrétaire de Serge de Diaghilev. Michel, centenaire à la mémoire intacte, vouait à Diaghilev la même admiration fervente que, jeune homme, il avait éprouvé pour cet être d'exception. Celui-ci mérite en effet tous les hommages : avec un bout de mèche neuve et une puissante imagination, il produisit une étincelle qui embrasa tout le décor de son époque, l'abolit tout à fait, et imposa une perspective capricieuse, d'une affolante modernité. Il ne fut pas seulement un animateur, un chef de troupe, mais aussi et surtout un visionnaire, capable de mobiliser le talent de tous et le génie de quelques-uns. Avec eux, grâce à eux, il produisit le mouvement initial qui mit en marche les décennies suivantes, et leur fournit des échantillons de formes, de couleurs et de mouvements. Il révéla aux yeux d'un monde charmé, très différent du nôtre, sa troublante vision du ballet en théâtre total. Il n'a pas eu de successeur, il n'eut pas d'alter ego.
Ce jour-là, donc, Serge Lifar, pressé par le temps, comme détaché, me fit des réponses rendues plus brèves encore par son accent “de russe en exil ” ainsi qu'il se définissait. Ses propos, d'une grande précision, résumaient une vie d'artiste éblouissante. Venu à la danse grâce à Bronislava Nijinska, sœur de Nijinski, qui le présenta à Diaghilev, séduit par sa beauté physique, il ne se considérait pas comme un grand danseur, mais, à juste titre, comme un chorégraphe, et comme un patron de troupe, emploi où il excella en effet à l'Opéra de Paris. Maître de ballet et directeur de la danse, de 1930 à 1945, rappelé en 1947, il y demeura jusqu'en 1958, réglant une centaine de ballets, dans son style néo-classique. Reconnaissant volontiers tout ce qu'il devait à Diaghilev, sa conversation animait ce dernier d'une vie impériale, lui rendait non seulement son prestige, mais encore sa vitalité, jusqu'à la crise qui l'emporta, alors qu'il se trouvait, comme chaque année, à Venise.
Diaghilev dépose ses bagages au Grand hôtel des bains le 8 août 1929. Souffrant d'un sévère diabète, il dépérit rapidement. Convoqués à son chevet, les médecins diagnostiquent des rhumatismes ! Il meurt le 19, alors que le soleil se lève sur la lagune, lui offrant une apothéose romantique, ainsi que l'a rapporté Misia Sert, née Marie Sophie Olga Zénaïde Godebska, présente et témoin de ses derniers instants. Deux jours plus tard, une gondole mortuaire emporte sa dépouille, depuis un quai du Lido, jusqu'au cimetière de San Michele. Suivent dans une embarcation Coco Chanel, Boris Kochno, Serge Lifar, la baronne Catherine d'Erlanger.
Après la cérémonie, Misia règlera la facture des funérailles, Coco celle de l'Hôtel des bains. C'est ainsi, grâce à la ferveur et à l'audace d'une riche et généreuse mondanité, que se constitua et grossit la vague des Ballets russes. Menacés toujours de disparaître, telle une avant-garde fragile, il fallait bien que quelques personnes fortunées, sensibles aux métamorphoses de la beauté, leur donnent une chance de se représenter. Au fond, Diaghilev, « mécène désargenté », consentit à quelques-uns de ses riches contemporains le privilège de l'entretenir et de faire vivre ses danseurs, ses décorateurs et ses compositeurs. En retour, il leur offrit de les associer à sa magie, dont il demeura, jusqu'à la fin, l'irrésistible sorcier.
Or, le temps passait rapidement. Serge Lifar s'inquiéta du taxi qu'il avait commandé. Je l'interrogeai à la hâte sur le ballet Phèdre, créé par lui (1950, musique de Georges Auric, décors et costumes de Jean Cocteau) ; il griffonna, sur une feuille de papier, un dessin, d'ailleurs d'un trait sûr, par lequel il illustra le mouvement de danse qu'il avait imaginé et baptisé « la pose B ». Il parlait, puis, soudain, il signa ce précieux croquis et me le tendit, en disant, avec un bref sourire : « Gardez-le, il faut tout garder ! Plus tard, vous verrez combien les souvenirs comptent. ». On l'avertit que son taxi l'attendait ; il se leva, me salua avec chaleur, et disparut. “ Plus tard ! ” avait-il dit. Plus tard est advenu, et c'est aujourd'hui !
Photographie : La scène, visiblement, se situe sur la plage du Lido, à Venise. Serge de Diaghilev est assis sur l'embarcation, Serge Lifar est le plus jeune des trois, debout. L'autre personnage est peut-être Boris Kochno ? Misia Sert, présente à l'agonie et à la mort de Diaghilev, rapporte que les deux hommes, qui ne s'aimaient guère, en vinrent aux mains.
samedi 17 mars 2012
Lifar aux enchères -2-




En ce temps-là, le monde moderne était en son adolescence. Il se faisait, ici et là, des sons inouïs, des formes inédites, des figures incomparables. Des femmes, des hommes, désignés par le destin pour être dépositaires d'un talent particulier, d'une grâce singulière, se retrouvaient dans une même audace. Par ailleurs, ni meilleurs ni pires que tous les autres, mais différents. Igor Stravinsky, Serge de Diaghilev, Coco Chanel, Jean Marais, Serge Lifar, dans le désordre, sont présents sur ces documents :saurez-vous les identifier ? Réponse prochainement.
mardi 13 mars 2012
Lifar aux enchères

Elle, c'est Coco Chanel, lui, Serge Lifar. Ces deux-là étaient faits pour s'entendre, et ils s'entendirent à merveille. Leur Seconde guerre ne fut pas glorieuse, certes ! Je vous ai parlé de Serge Lifar ( rubrique DE L'UN À L'AUTRE, article Pas de deux). Aujourd'hui, on dispersait sa vie aux enchères. Une vente exceptionnelle dont je vous entretiendrai prochainement.
jeudi 9 février 2012
Pour saluer Lielia
Heureuse surprise, ravissante image : Lielia est venue nous rejoindre. J'ai cru comprendre qu'elle habitait Saint-Pétersbourg. Je la remercie vivement d'avoir accompli tout ce chemin, et je m'étonne du miracle qui fait apparaître une aussi gracieuse personne, citoyenne d'un vaste pays compliqué, dont je me sens très proche.
Pour la remercier de long périple, je lui dédie cette merveille, qui ne me lasse pas :
La chorégraphie, ici exécutée par Nureyev et Merle Park, est de Marius Petipas, la musique de Piotr Ilitch Tchaïkovski, qui mourut à Saint-Pétersbourg.
Pour la remercier de long périple, je lui dédie cette merveille, qui ne me lasse pas :
La chorégraphie, ici exécutée par Nureyev et Merle Park, est de Marius Petipas, la musique de Piotr Ilitch Tchaïkovski, qui mourut à Saint-Pétersbourg.
dimanche 29 janvier 2012
Un brun Olivier
Pour la petite bande de garçons que nous formions, dans les années soixante, Olivier Despax apparut comme un modèle insurpassable, dans le genre « mod » (dont l'opposé était le genre « rocker »). Il était beau, d'une régularité dans les traits, et d'une douceur dans la physionomie qui nous épataient. Les filles, autour de nous, embrassaient ses photographies. Et puis, Bardot en disait le plus grand bien ; enfin, il avait interprété cette chanson en duo avec BB. Il était élégant, aimé des hommes et des femmes, « traînant tous les cœurs après lui ». Despax, excellent guitariste de jazz, est mort prématurément. Je ne sais ce qu'il serait advenu de lui. Aurait-il conservé la fraîcheur qu'il montre ici ? Delon, nous l'avons vu, n'a pas été physiquement accablé par l'épreuve du temps. Il arrive que la vieillesse épargne la beauté. Elle produit tant de ravages par ailleurs ! Où sont mes lourdes mèches brunes, qui venaient barrer mon regard ? Que n'ai-je gardé mes joues si lisses et fines, en lieu et place de cette peau épaissie, creusée de rides et de ravines ! Je ne fus pas Despax, je serai Quasimodo !
Entendez cette ritournelle, voyez ces deux jeunes gens, que la vie a séparé du lot commun des mortels, et ne haussez pas les épaules pour vous moquer de tant de niaiserie. Ces deux-là incarnent un moment de grâce.
Entendez cette ritournelle, voyez ces deux jeunes gens, que la vie a séparé du lot commun des mortels, et ne haussez pas les épaules pour vous moquer de tant de niaiserie. Ces deux-là incarnent un moment de grâce.
jeudi 19 janvier 2012
Pour saluer Maryse
Maryse vient de nous rejoindre. Elle tient un blogue très singulier, où elle rapporte des faits quotidiens, des impressions « de société », des souvenirs, sur un ton vif, mais sans acrimonie. J'ai compris qu'elle venait de l'autre méditerranée, celle qui fait le teint hâlé, les dents blanches, et les « Pieds noirs ». Il me paraît que c'est une femme de caractère. Je la remercie et je l'accueille avec grand plaisir.
À son intention, avec mes vœux, ce bijou de l'ami Franz (Schubert), joué par Alfred Brendel.
Alfred Brendel - Schubert - Impromptu par Quarouble
À son intention, avec mes vœux, ce bijou de l'ami Franz (Schubert), joué par Alfred Brendel.
Alfred Brendel - Schubert - Impromptu par Quarouble
mercredi 13 juillet 2011
Gabrielle et Georges

Georges Pompidou était un homme très raffiné, un dilettante, avec cela ombrageux, autoritaire, volontiers cassant, et le plus aimable des promeneurs. Il connaissait les poèmes les plus rares de langue française, et pouvait reprendre le ministre des finances, Valéry Giscard d'Estaing, lorsque ce dernier commettait une erreur dans une addition. À l'époque où cela avait encore un sens, il soutenait l'art contemporain.
Alors qu'il était président de la République, une jeune femme nommée Gabrielle Russier, professeur, amoureuse de l'un de ses élèves, fut accusée de détournement de mineur et condamnée. Elle se suicida. L'affaire fit grand bruit.
Le 10 juillet 1969, fraîchement élu président, Georges Pompidou tient sa première conférence de presse. Un excellent journaliste, Jean-Michel Royer, l'interroge sur ce terrible drame. Pompidou reste coi pendant un long moment, puis répond sobrement :
« Je ne vous dirai pas tout ce que j'ai pensé sur cette affaire. Ni même d'ailleurs ce que j'ai fait. Quant à ce que j'ai ressenti, comme beaucoup, eh bien :
Comprenne qui voudra !
Moi, mon remords, ce fut
la victime raisonnable
au regard d'enfant perdue,
celle qui ressemble aux morts
qui sont morts pour être aimés.
C'est de l'Éluard. Mesdames et Messieurs, je vous remercie ! »
Or, ce poème, Éluard l'avait écrit dans la tourmente de la Libération, pour dire son dégoût des procédés odieux, que les héros « empinardés » de la dernière heure, cocufiés par leurs femmes avec les vainqueurs, faisaient subir aux infortunées « collaboratrices horizontales ».
La dernière année de sa vie fut une manière d'agonie publique. Il souffrit en silence, montrant un visage et un corps soufflés par l'action de la cortisone. Il n'aimait que la compagnie des artistes et des écrivains.
Photographies PM : Statue de Georges Pompidou, par Louis Derbré, avenue Gabriel, à un jet de marbre du parc de l'Élysée, Paris, VIIIe arrondissement.
mercredi 22 juin 2011
La voix de Jeanne

Le hasard d'une programmation m'a fait entendre une voix exceptionnelle, mais mal connue, que j'avais oubliée, celle de Jeanne Lee (1939-2000).
Entendez, je vous prie, sa tendre puissance vocale d'alto, qui évoque à la fois la tradition gospel et l'audace harmonique. Elle se marie parfaitement avec le piano seul. Il n'y a pas de recherche d'effet, mais de perfection. Son jazz est sophistiqué, cérébral et sensuel, sans prétention, sans abstraction rébarbative. Elle aime la scène, les clubs, la nuit. Née à New York, Lee est une femme de la ville.
Physiquement, elle avait une allure folle.
Quant au couple musical qu'elle a formé avec le pianiste Ran Blake, il ne me semble point éloigné de l'idée de la perfection.
http://youtu.be/QCZzrOklCVE
Entendez à présent Ran Blake, seul au piano : que serait la musique de notre temps, sans Claude Debussy, et privée des racines du blues, je vous le demande ?
Blake est grand, Jeanne, immense !
http://youtu.be/PjIZFvk5_JU
Vous connaissez, bien sûr, « Laura » (musique de David Raskin, paroles de Johnny Mercer, pour le film éponyme d'Otto Preminger. Au fait, Otto preminger n'était pas n'importe qui !). Voyez ce qu'en fait Jeanne Lee, toujours accompagnée, au piano, par Ran Blake :
http://youtu.be/HjBqKqfgOzw
vendredi 10 juin 2011
Comme un frère
Longue conversation avec un homme, un ami, d'un grand âge : « Maurice Ronet fut pour moi comme un frère. ».
Jamais je ne déambulerai la nuit, dans Paris, en compagnie de Maurice Ronet, mais cette seule « transmission » émouvante, par un compagnon du « Feu follet » m'a servi de relais de mémoire.
Quand on est naturellement mélancolique, la vie, souvent, est atrocement douce.
http://youtu.be/R5Ek1Hdfv0c
(J'ai déjà convié Daniel Darc, pour cette chanson, mais « bis repetita placeo »… Daniel Darc a traversé les flammes de l'enfer. Il a survécu. S'il passe près de chez vous, ne le manquez pas.)
Jamais je ne déambulerai la nuit, dans Paris, en compagnie de Maurice Ronet, mais cette seule « transmission » émouvante, par un compagnon du « Feu follet » m'a servi de relais de mémoire.
Quand on est naturellement mélancolique, la vie, souvent, est atrocement douce.
http://youtu.be/R5Ek1Hdfv0c
(J'ai déjà convié Daniel Darc, pour cette chanson, mais « bis repetita placeo »… Daniel Darc a traversé les flammes de l'enfer. Il a survécu. S'il passe près de chez vous, ne le manquez pas.)
jeudi 9 juin 2011
Fontaine, je boirai toujours de ton eau…
Quelle rencontre ! Arno et Brigitte Fontaine réunis, enfin ! Ils interprètent « Supermarket » et « Inadaptée », dans l'album « L'un n'empêche pas l'autre ». Arno fait le bref récit de leur duo.
Il ne reste plus à la Fontaine qu'à enregistrer les chansons de Kurt Weill (et, accessoirement, de Bertolt Brecht), et nous serons comblés !
http://youtu.be/N1rDNlid604
On peut entendre toutes les chansons à l'adresse ci-après :
http://www.deezer.com/en/music/brigitte-fontaine-arno/l-un-n-empeche-pas-l-autre-1026883
(Je vous recommande également « Rue Saint-Louis-en-L'île », avec Souchon).

Le cher Joël H. nous a confié une adresse (voir son message), qu'il faut recommander à toutes et à tous. M. Jo nous a également donné envie de retrouver la Faithfull dans Weill et Brecht.
La voici :
Brigitte Fontaine et Marianne Faithfull chante... par stilitano
Que mille pétales de fleurs s'ouvrent sous chaque pas de M. Jo !
Il ne reste plus à la Fontaine qu'à enregistrer les chansons de Kurt Weill (et, accessoirement, de Bertolt Brecht), et nous serons comblés !
http://youtu.be/N1rDNlid604
On peut entendre toutes les chansons à l'adresse ci-après :
http://www.deezer.com/en/music/brigitte-fontaine-arno/l-un-n-empeche-pas-l-autre-1026883
(Je vous recommande également « Rue Saint-Louis-en-L'île », avec Souchon).

Le cher Joël H. nous a confié une adresse (voir son message), qu'il faut recommander à toutes et à tous. M. Jo nous a également donné envie de retrouver la Faithfull dans Weill et Brecht.
La voici :
Brigitte Fontaine et Marianne Faithfull chante... par stilitano
Que mille pétales de fleurs s'ouvrent sous chaque pas de M. Jo !
samedi 27 novembre 2010
À bout ferré, à bout touchant
Le fatras de Ferré, son lyrisme, ce flot indompté, cette cavalcade sentimentale, cette amicale présence de la nuit, cette marche improvisée vers l'image et l'émotion. A côté de lui, Ivry Gitlis.
samedi 20 novembre 2010
Pas de deux

C'est à l'hôtel Saint-James & Albany, sous les arcades de la rue de Rivoli, que Serge Lifar, de passage à Paris, m'avait donné rendez-vous, un matin de 1983. Il me fit un récit extraordinaire, en particulier de sa vie, comme directeur de l'Opéra, sous l'Occupation. Puis, il m'expliqua, par un dessin, un mouvement de danse qu'il avait imaginé. Soudain, il signa ce précieux croquis et me le tendit, sans rien ajouter. Je vous parlerai de tout cela prochainement.

Photographies PM
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lundi 25 octobre 2010
Dedicated to… (5)
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