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vendredi 8 juin 2012

Très valide aux Invalides

























Dès que je l'aperçus, il m'évoqua Leo, le colosse payé par les voyous pour déclencher une bagarre, dans le film L'Ultime razzia (1956), de Stanley Kubrick. Il marchait, jambes et coudes écartés, le corps animé par le roulis des épaules. Sa jeune femme, charmante, s'émerveillait de Paris ; il tenait par la main son petit garçon. Lui et sa famille, me semble-t-il, s'exprimaient en russe. Considérant sans doute le laisser-aller vestimentaire des nouveaux parisiens, l'homme au crâne lisse et aux deltoïdes puissants, avait revêtu un maillot d'exhibition, un « marcel-popov » qui révélait de vastes gravures épidermiques.

























Photographies PM

jeudi 11 août 2011

Métro-pompes








Il en va des souliers comme du reste, quand ils présentent bien, qu'ils sont soignés, ils ont du succès. Deux chaussures de bonne apparence ne demeurent jamais longtemps seules.
La preuve, en deux stations de métro.

mardi 28 juin 2011

dimanche 26 juin 2011

Mé-Tron

Si leurs pas sont perdus, leurs pieds ne le sont plus…











































































(Le sujet des pieds est d'actualité, au point que je peux craindre de passer pour la branche éloignée d'un certain tron… Qu'importe ! Le thème est bon, mais je reconnais volontiers que les photographies manquent de qualité graphique.)

(Photographies PM)

dimanche 19 juin 2011

C'est Paris qu'on emballe !





















































Place de la Concorde, en septembre 2010, on soignait les deux lions dits de Florence, d'après Flaminio Vacca.
Celui qui paraît ici, est situé au départ de la rue de Rivoli, dans le jardin des Tuileries, à l'angle que forme la terrasse des Feuillants (côté musée du Jeu de paume) avec la perspective des Champs-Élysées. Pour cette opération délicate, il fut mis en cage. Et je voyais, chaque matin, son œil fou et sa crinière Louis XIV derrière cette manière de tulle de chantier.
(Photographies PM)

vendredi 8 avril 2011

Les dames dans la vitrine












































Nous parlions précédemment de Coco Chanel, la voici, dans la vitrine de Galignani, la plus belle librairie de Paris, sous les arcades de la rue de Rivoli (ci-dessus). Les décorations de Galignani sont toujours remarquables, et l'accueil que l'on fait au client efface les mauvais souvenirs des vendeurs maussades, qui sévissent dans les rayons des supermarchés culturels.
Et encore, cette surprise (ci-dessous) : une œuvre de Louise « Loulou » de Vilmorin, dans la vitrine de la galerie Au bonheur du jour, à l'angle des rue Chabanais et Cherubini, dirigée par Nicole Canet, une femme pleine de ressource et d'audace, que je vous ai déjà présentée, dont l'esprit de curiosité ne nous lasse pas.
(Louise de Vilmorin, Femme au repos, aquarelle, 1937)
























Photographies P. M.

Addicted to…





















































































Grandeur et décadence
Passant chaque matin devant la boutique Galliano, dans un bel immeuble, à l'angle des rues Duphot et Saint-Honoré, aménagée par l'inévitable Jean-Michel Wilmotte, je constate que le lieu est déserté par la clientèle. En revanche, les touristes l'observent d'un peu loin, puis s'en approchent, avec un mélange de prudence et de curiosité. Ils mesurent la représentation d'un scandale. Les faits reprochés à Galliano se sont produits loin d'ici, mais c'est ici que l'ex petit-maître des élégances conserve une vitrine parisienne. C'est ici qu'il est en quelque sorte « incarné », puisque Dior l'a congédié, comme un serviteur indélicat. On vantait naguère encore son sens de la « provoc », les magazines féminins pâmaient à la moindre de ses apparitions, les rédactrices de mode chantaient ses louanges. Cependant, il se disait que ses derniers défilés n'avaient pas suscité l'engouement habituel des acheteurs. On murmurait qu'il avait perdu beaucoup de son inspiration, que ses oripeaux hors de prix, destinés aux bimbos peroxydées, n'étaient plus dans l'air du temps. On le savait à la dérive. Je n'aimais pas son style, mais, relativement à l'«affaire», navrante, je suis persuadé que le bonhomme est tombé dans une sorte d'embuscade. Dire que le plus bel exemple de la durée, dans l'art délicat de la mode, Coco Chanel, vivait à un jet de pierre de ses vitrines !
Balzac, la-haut, sourit au spectacle de notre comédie humaine.

Photographies P.M.

dimanche 13 février 2011

Le bassin et la vessie

























Je sais, ce n'est pas la première dans ce genre, mais, que voulez-vous, cela m'amuse !
Un jour, je serai sérieux, et l'on m'enterrera.


Photographie PM

samedi 29 janvier 2011

dimanche 5 décembre 2010

«L'ardente obligation du plan»
















































































Lost in translation ?

Rexiste




























































Dans les années soixante-dix, on décréta que les grandes salles de cinéma avaient fait leur temps. On les détruisit donc (tel le superbe Gaumont-Palace, place de Clichy).
Heureusement, le Grand Rex, boulevard Poissonnière, à Paris, fut épargné. Il a même prospéré. On y donne des spectacles, des récitals et, bien sûr, on y projette des films sous sa voûte étoilée. En 2009, sa façade a reçu le renfort d'un éclairage proprement hollywoodien.
Photographies PM

Le Printemps en hiver
































On dira que tout cela n'est qu'illusion, n'est-ce pas ? Que ce n'est qu'une des nombreuses manipulations du commerce, au moment de Noël, pour éblouir, aveugler les citoyens, les précipiter dans la folle course marchande… On aura sans doute raison. Il n'empêche : enfant, je défilais, émerveillé, devant les vitrines du Printemps et des Galeries Lafayette. Les purs et durs trouvent cela odieux, insultant pour les plus pauvres d'entre nous. Les petits marquis à talons rouges se moquent de cette manifestation électrique, qu'ils jugent kitsch.
Quant à moi, je m'en émerveille encore.
Photographies PM