
Poser comme une évidence, en prenant prétexte de l’« affaire » DSK, que la « France est en faillite », relève de la bêtise militante. Ce que l’ex directeur du FMI a fait, ou n’a pas fait, dans la chambre du Sofitel, est de l’ordre du comportement individuel, de la réponse qu’un homme apporte à une pulsion. La position sociale de cet homme détermine l’écho que trouve cette réponse dans les media. Manque de chance, DSK était directeur du FMI. S’il avait été employé des postes, nul n’en aurait parlé, et la France n’aurait donc pas été menacée de « faillite ».
La situation financière de la France est supérieure à celle de l’Amérique. Ses structures sociales, son appareil administratif, la qualité de ses services, l’autorisent à se considérer au moins l’égale des USA.
Pour ce qui est de l’avenir, et dans le seul domaine des rapports humains, la France se rappellera peut-être qu’elle possède le plus beau passé « galant » de toute l’Europe, et qu’il lui serait gravement préjudiciable de s’aligner sur le stupide et vain « égalitarisme » sexuel de nos frères d’Amérique. Les femmes et les hommes sont bien faits pour se plaire, pour se prendre, et pour se quitter. L’amour est une plaisante et cruelle comédie, que les unes et les autres se donnent à eux-mêmes. Il leur revient de n’en être ni les dupes, ni les victimes.
Photographie, PM
Précision : il y aurait beaucoup à dire de l'axe de défense des amis de DSK, en France, et de la position du parti socialiste. On pourrait même voir dans les propos des unes et des autres, un vrai mépris de classe. Lequel mépris ne paraîtra paradoxal qu'aux indulgents, aux aveugles, aux naïfs. Mais cela n'est pas l'objet de ce billet.