En 1969, Léo ferré interprétait la chanson «Petite», à Bobino. J'étais dans la salle (privilège de vieux). Les paroles en sont plus que troublantes. S'agit-il d'un fantasme de mâle vieillissant, d'une lubie d'anar toujours furieux contre le code pénal, d'une simple provocation ? Quoi qu'il en soit, nulle dame, jusqu'à présent,n'a porté plainte contre les mannes de Ferré sous le prétexte que Léo l'aurait violée lorsqu'elle était petite fille.
Cette chanson, me semble-t-il vient ponctuer le remarquable débat que vous avez animé sur ce blog, et pour lequel je vous renouvelle ma gratitude.
Tu as des yeux d'enfant malade
Et moi j'ai des yeux de marlou
Quand tu es sortie de l'école
Tu m'as lancé tes petits yeux doux
Et regardé pas n'importe où
Et regardé pas n'importe où
Ah! petite Ah! petite
Je t'apprendrai le verbe "aimer"
Qui se décline doucement
Loin des jaloux et des tourments
Comme le jour qui va baissant
Comme le jour qui va baissant
Tu as le col d'un enfant cygne
Et moi j'ai des mains de velours
Et quand tu marchais dans la cour
Tu t'apprenais à me faire signe
Comme si tu avais eu vingt ans
Comme si tu avais eu vingt ans
Ah! petite Ah! petite
Je t'apprendrai à tant mourir
A t'en aller tout doucement
Loin des jaloux et des tourments
Comme je jour qui va mourant
Comme je jour qui va mourant
Tu as le buste des outrages
Et moi je me prends à rêver
Pour ne pas fendre ton corsage
Qui ne recouvre qu'une idée
Une idée qui va son chemin
Une idée qui va son chemin
Ah! petite Ah! petite
Tu peux reprendre ton cerceau
Et t'en aller tout doucement
Loin de moi et de mes tourments
Tu reviendras me voir bientôt
Tu reviendras me voir bientôt
Le jour où ça ne m'ira plus
Quand sous ta robe il n'y aura plus
Le Code pénal
Note : Chère Corinne, j'ai senti comme un énervement de votre part, cet après-midi, chez causeur, et même un peu plus que cela. Tout avait été dit ici, sur cette affaire, par vous, par Nadia, par Émilie. Cela me suffisait…