lundi 12 avril 2021

Fin de saison

- L'hiver se prolonge; cela ne me dérange pas, j'aime beaucoup l'hiver.
- Le col relevé, les épaules rentrées, le regard sombre, la panoplie du petit romantique d'arrondissement, c'est tout toi !
- Toujours ton ironie ! Comme si l'hiver ne me servait qu'à composer une silhouette !
- C'est pourtant cela : monsieur dans son cachemire, chaussé de bottines, l'air distant mais l'œil aux aguets cherchant, à la dérobée, le reflet de sa petite personne dans les vitrines… Monsieur dans un rôle de composition hivernal, un cabotin pour froidures, un frimeur pour frimas.
- Tu es inutilement blessante. J'aime l'hiver, c'est tout. Dans le froid, je respire mieux, et puis je ne supporte pas le débraillé vestimentaire, qu'affectent mes concitoyens dès que le climat se réchauffe. L'hiver, c'est ma saison. D'ailleurs, je t'ai connue en hiver !
- Au milieu de l'hiver, et je t'ai quitté au printemps ! Tu es un article de fin de solde, un amant de demi-saison
- J'aurais préféré être hors saison.



3 commentaires:

Paul a dit…

Mon cher Patrick,

Je suis ton blog depuis bien longtemps sans avoir vu, nullité que je suis, comment te contacter! Je t'envoie donc mes amitiés, d'une autre époque, mais vivaces...
A bientôt peut-être?

Paul Berthier

Patrick Mandon a dit…

Très cher Paul, belle surprise que ce message d'un vieil ami, parisien majuscule, talentueux auteur, plein de cette verve et de cet esprit, qu'on nous enviait naguère, jadis et autrefois ! Je t'espère dans la santé florissante que je t'ai connue, lorsque tu défiais les manchots et les culs-de-jatte sur tous les courts de tennis, et que tu paradais sur les Champs-Élysées dans ce modèle de voiture italienne, seule automobile que tu consentais à conduire, et qu'appréciaient fort les jeunes femmes des beaux quartiers.
Le temps fut notre allié, il n'est même plus notre complice, quant à toi, cher Paul, tu demeures mon ami.

Patrick Mandon a dit…

Mon cher Paul, es-tu toujours en relation avec Catherine C., avec laquelle nous avons œuvré à l'édition fameuse d'un ensemble très conséquent consacré aux bonheurs de l'existence ? Si oui, elle te donnera mon n° de téléphone, sinon, je trouverai bien un autre moyen.