lundi 23 février 2026
Le monde perdu 1 : une jeunesse
J'étais très jeune, et le monde l'était avec moi. J'allais souvent seul au cinéma, je me glissai, avec une volupté que j'anticipais, dans une salle obscure du XVIIe arrondissement de Paris, aujoud'hui transformée en surface de vente illuminée. La fascination prenait alors les commandes et m'entraînait dans sa féérie : l'écran s'interposait, et j'accomplissais une métamorphose à chaque fois recommencée…
Il y a dans cette seule scène du film de Jerzy Skolimovsky Le Départ plus de preuves de l'existence du cinéma lui-même et de la nécessité de cette existence pour notre bonheur, jusqu'au vertige, que dans la plupart des films français de ces vingt dernières années ! Tant il est vrai que nombre de ces films sont inutiles (mais il y a des exceptions remarquables).
Pour achever cette lamentation d'un vieux gamin usé, cette chanson qui entretient adorablement ma mélancolie native :
Et encore celle-ci, la dernière qu'il faudra entendre avant de perdre définitivement de vue les « éblouissants repères » qui nous auront fait vaciller :
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