Un goût de cendre dans la bouche ?
Ne vous affolez pas, le temps de la poussière viendra bientôt…
Cette spendide version enregistrée avec orchestre de la musique, lancinante, de la série allemande Babylon Berlin, que j'ai découverte grâce à l'ami suisse (blog pour15minutesdamour hautement fréquentable), est un hymne à une manière de désolation nerveuse, adorablement expressionniste, glacée cependant. Le chanteur, également comédien dans cette même série, se nomme Tim Fischer.
Il paraît qu'à la fin, tu es las de ce monde ancien (1) ? Tu suivrais volontiers M. Mélenchon pour en précipiter la chute, n'est-ce pas ? Tu goûtes fort ses diatribes cafardeuses contre ce vieux monde. Tu espères que son système de dénonciations permanentes, de revendications aigres, que son fiel postillonné, que sa face-même, toute de chair molle et crayeuse, balaieront les derniers vestiges de notre décadence. Tu crois ce qu'il dit, bien sûr, car tu es stupide, comme l'essentiel de ceux qui composent la troupe de ses électeurs.
Qu'opposer à la bile jaune de Mélenchon, qui se projette sur les faces ahuries de ses zélateurs, toujours énervés ?
La simple beauté de la décadence, peut-être.
1)« Á la fin tu es las de ce monde ancien… », ainsi commence le poème Zone, de Guillaume Apollinaire.