mardi 7 septembre 2010

Les bijoux de Lulu

Pour clore la présente séquence consacrée à Gainsbourg, et pour faire la nique à M. Jo, voici, unis à la scène (comme à la ville) Philippe Clay et Lulu Gainsbourg dans une pièce très rare, que vous ne connaissiez peut-être pas : L'assassinat de Franz Léhar, paroles et musiques de Lulu himself. C'est extrait de l'émission Demandez le programme (1964), réalisée par Maurice Château. Alors, on est pris de vertige : c'était bien la peine que la télévision commence aussi haut, si c'était pour finir aussi bas !



Un jour que je m'en allais par
Le pont des Arts
Dans mes pensées, ma rêverie
Je me surpris
À croiser un
Homme-orchestre un
Peu assassin
Il travaillait du piccolo
Et du chapeau
Des flûtes, des coudes, du cor
Et, mieux encore,
De l'orgue oui
Mais, comme on dit,
De barbarie
Ce qui sortait de ses instruments
C'était sanglant […]

(Chaleureux remerciements à un certain myfairjoker, qui a pris le soin de mettre en ligne ce morceau de roi, par ces deux princes.)

2 commentaires:

Pierre a dit…

Hein! Quoi? Pas question de clore rien du tout! Encore! Plus! Des trouvailles comme ça, on en reveut! Au moins une. Allez quoi, un bon mouvement! Soyez chic! Alors d'accord hein? On compte sur vous.

Anonyme a dit…

Merci pour Philippe Clay, cher Patrick. On ne l'entend plus guère notre Valentin le désossé à la voix gouailleuse, maquisard à 16 ans, apache en quarantaine. C'est bien dommage. En plus, je trouve qu'il ressemble à Gainsbourg, en grand modèle. C'est frappant.