dimanche 21 novembre 2010

Taille mannequin

En 2002, une jeune femme, ex mannequin, présentait son premier disque, dans lequel elle reprenait une chanson rare de Serge Gainsbourg, La noyée, et livrait des mélodies et des textes de sa composition. Je me eappelle sa voix, entendue pour la première fois, un matin, sa voix d'italienne, voilée, avec un fond de râpe légère. Le soir, je l'écoutais en boucle. J'en fais aujourd'hui la confession : la chanteuse Carla Bruni m'enchante.
Que dites-vous de cette Chanson triste?

Félicité française 2

À quelle autre chipie Francis Poulenc pouvait-il destiner sa superbe mélodie ? Yvonne Printemps : des braise rouges sur des épines.



D'un compositeur à un recompositeur, de Francis Poulenc à Jacky Terrasson, et toujours Le chemin qui mène à la mer et n'en finit pas de nous émerveiller.

Félicité française 1

D'une part, la duchesse d’Andinet-d’Andaine en compagnie d'Amanda, jeune modiste à son service, et copie conforme, au physique, d'une certaine Léocadia, diva morte tragiquement ; d'autre part, le neveu de d'Andinet-d'Andaine, le prince Troubiscoï, amoureux fou de Léocadia, inconsolable.
La pièce Léocadia, c'est une «féerie pour une autre fois», un conte de la période rose de Jean Anouilh, paradoxalement créé en 1940, avec Yvonne Printemps dans le rôle d'Amanda, et Pierre Fresnay dans celui du prince.
Pardon ? Oui, je sais, c'est désuet, mais j'aime beaucoup Anouilh tout de même, en particulier sa période «rosse», et la mélodie de Francis Poulenc, «saint et voyou», est exquise.

Les chemins qui montent à la mer ont gardé de notre passage
Des fleurs effeuillées et l'écho, sous leurs arbres, de nos deux rires clairs.
Hélas ! Des jours de bonheur radieux, de joies envolées,
Je vais sans retrouver trace dans mon cœur.

Chemins de mon amour, je vous cherche toujours,
Chemins perdus vous n'êtes plus, et vos échos sont sourds.
Chemins du désespoir, chemins du souvenir, chemins du premier jour
Divins chemins d'amour.

Si je dois l'oublier un jour, la vie effaçant toutes choses,
Je veux qu'en mon cœur un souvenir repose, plus fort que notre amour,
Le souvenir du chemin, où, tremblante et toute éperdue,
Un jour, j'ai senti sur moi brûler tes mains.

Chemins de mon amour, je vous cherche toujours,
Chemins perdus vous n'êtes plus, et vos échos sont sourds.
Chemins du désespoir, chemins du souvenir, chemins du premier jour,
Divins chemins d'amour.


Felicity Lott, lady anglaise de tempérament français : elle dit la mélodie, sans effet. Elle est parfaite !

samedi 20 novembre 2010

Melville, nuit noire

Melville avait une conception très graphique de ses personnages, et voulait absolument que les comédiens qu'il avait choisis, se conformassent à sa vision. Ainsi, Delon dans Le cercle rouge et dans Le Samouraï, subit-il une métamorphose, qui tend à le faire paraître presque minéral. En l'obligeant à une exceptionnelle économie d'apparence, Melville mêle Delon à son univers, le fond entièrement dans la création qu'il organise.
On dit aussi qu'il se montrait parfois glaçant avec l'un ou l'autre. Pendant quelques jours, il ne s'adressa pas directement à Lino Ventura, qu'il avait pourtant choisi pour incarner le héros de L'armée des ombres. Il se tournait vers son assistant ; «Dites à M. Ventura qu'il se place ici ! ».

Pas de deux



C'est à l'hôtel Saint-James & Albany, sous les arcades de la rue de Rivoli, que Serge Lifar, de passage à Paris, m'avait donné rendez-vous, un matin de 1983. Il me fit un récit extraordinaire, en particulier de sa vie, comme directeur de l'Opéra, sous l'Occupation. Puis, il m'expliqua, par un dessin, un mouvement de danse qu'il avait imaginé. Soudain, il signa ce précieux croquis et me le tendit, sans rien ajouter. Je vous parlerai de tout cela prochainement.



Photographies PM

dimanche 14 novembre 2010

Henri fait l'ouverture

Pour accueillir un nouveau venu, Jean-Jacques, il m'a semblé qu'une bonne petite chanson du tendre et rare Henri Tachan conviendrait.

samedi 13 novembre 2010

Dernière chance






















La dernière fois que nous la vîmes sur scène, elle ne nous convainquit pas : trop d'affectation, une représentation figée, glacée. Mais notre attirance pour la langue allemande et pour le cabaret berlinois de la grande époque est telle que nous irons la «spectater» en février. Cependant, nous ne lui passerons rien !

Photographie PM



Cadeaux : quelques trésors glanés ici et là