vendredi 13 novembre 2009

Comme un rêve de pierre

Je me trouvais, l'autre soir, à Paris, dans un lieu enchanteur, un hôtel particulier dont l'appareil, à l'arrière, ouvre vers un parc. Il faisait doux, je laissai les autres invités et m'avançai sur la pelouse. Au fond, sous les arbres, des statues éclairées par des projecteurs : des chérubins joufflus et la belle silhouette d'une femme. Je fis le tour de ces créatures de pierre, m'attardai… J'allais m'éloigner quand j'entendis une voix très suave, pleine d'une bienveillance moqueuse : «Monsieur ! Monsieur ! Revenez !». La statue s'animait ! Elle me parlait ! Elle me souriait.
– J'ai très peu de temps à vous consacrer, monsieur. Chaque année, le sort qui m'a pétrifiée m'accorde quelques instants de vie. Ce soir, puisque vous êtes présent pour ma métamorphose, je souhaite que vous en soyez le spectateur. Et, pour que mon souvenir ne vous quitte pas, voyez ce que j'ose faire.
Et elle souleva le voile de sa robe, découvrant ainsi sa nudité «antique», sans cesser de me sourire.
En voici les preuves :



7 commentaires:

Corinne a dit…

Je la reconnais ! c'est Aphrodite en personne, en chair et ..en pierre. Quel privilège Patrick !

Patrick Mandon a dit…

Je n'ai eu que le talent de me trouver là au bon moment. Je précise que j'ai bien pris la photographie un soir de cette semaine. Je vous dirai prochainement où elle se trouve…
Je voulais aussi vous remercier pour votre solidarité. Je ne lâcherai pas l'affaire, je le poursuivrai chaque fois qu'il paraîtra.

Corinne a dit…

Une fidèle reproduction de l'original, vous nous en direz un peu plus ?
Vous avez raison Patrick, j'ai encore lu une abomination de sa prÔse grandiÔse... Ce qui me rassure, c'est qu'il arrive même à lasser ses fidèles !

Patrick Mandon a dit…

Le gouffre culturel et intellectuel qu'ouvre chaque intervention de ce type, est insondable.
Je vous dirais en quel lieu -admirable !– de la capitale, se trouve l'Aphrodite qui me fit un signe. Je pense même que vous pourrez, à l'occasion, lui rendre visite.

Anonyme a dit…

Patrick, vous avez gentiment écrit à mon intention: "A vous lire un jour chez moi". Je viens pour vous remercier de votre invitation, mais certain de ne pas pouvoir être au diapason de votre blog(ue), je m'y ferai rare.
Je me suis bâillonné moi-même en décidant de ne plus intervenir sur Causeur, mais soyez en tout cas assuré de ma solidarité face à cette petite crapule de XP qui, je le vois, récidive aujourd'hui. Je ne comprends pas que Nadia ait été censurée et qu'il ne le soit pas, lui, qui sur son site infâme écrit, parlant de Causeur: "Ca devient un repère de vigilants et de flics parce que c’est ouvert à tous et que la parole est totalement libre." Amicalement.
Marc, alias Raymond2

Anonyme a dit…

Je m'en suis très bien remise, cher Marc. Je n'ai pas été censurée mais rappelée à l'ordre pour HS. Peu me chaut. Ce que j'ai lu ce jour là sur Ilys (où je vais de façon très exceptionnelle) m'a horrifiée. Pas d'affirmation frontale genre "on est des racistes et on assume", mais des allusions fielleuses, des jeux de mots ambigus, un cauchemar. Il m'était impossible de me taire. Ce site est répugnant. J'ai eu il y a quelque temps une discussion un peu houleuse sur Causeur avec "Marchenoir" et "Nebo" qui s'affirment philosémites et sionistes. Postures. Seule leur détestation des Arabes les amène à trouver les Juifs subitement très sympathiques. Tsahal for ever. Il suffit de les lire in situ pour réaliser qu'ils n'ont pas changé d'un pouce, les seconds sur leur liste sont toujours ceux sur lesquels ils ironisent dès qu'il est possible. A jamais ces gens me sont odieux. Les mêmes hantaient les colonnes de je suis partout où l'on réclamait de ne pas oublier les petits. Revenez sur Causeur mon ami, nous ne sommes pas si nombreux, je vous embrasse
nadia

Patrick Mandon a dit…

De retour à Paris, d'où je m'étais absenté. Je découvre la trace de purin qu'a laissée WC chez Causeur, qui a vraiment tardé à réagir. Tout d'abord, j'embrasse chastement Corinne et Nadia, et Marc, dont je salue la visite amicale, ainsi que Barry (mais qui ne vient pas ici) : vous avez tous parfaitement contré cette espèce d'horreur numérique. Il a profité de mon absence pour sortir de son trou, où je l'avais confiné à coups de trique. Son vocabulaire, son système de défense, sa misère psychologique, sa déficience culturelle dessinent une inquiétante et misérable personnalité. Du point de vue de la loi, il a déjà commis deux erreurs ; je surveillerai très attentivement la suite de ses excès, afin de donner les suites judiciaires qui s'imposent.
En outre, ce type paraît absolument fasciné par ce qu'il se passe ici, par vous, par les visiteurs, par les jolies femmes. Il nous observe en permanence, tel un voyeur… Chez causeur, il est connu ; quelqu'un m'en a parlé, et dans quels termes !
Je voudrais dire à Marc (Raymond2) qu'il aurait tort d'abandonner causeur à ceux qui le tirent vers le bas et lui donnent un vilaine réputation. Et je lui redis qu'il est le bienvenu ici.
J'ai quelques idées à propos du présent blog, dont j'aimerais que nous discutions tous prochainement. Mais, d'abord, je vais aller dormir : j'ai beau être musclé, solide, nocturne plutôt que diurne, avoir la taille étroite, le ventre plat et les épaules larges, et n'avoir que 60 ans à peine, je dois tout de même abandonner un peu de mon temps au sommeil…