Un goût de cendre dans la bouche ?
Ne vous affolez pas, le temps de la poussière viendra bientôt…
Cette spendide version enregistrée avec orchestre de la musique, lancinante, de la série allemande Babylon Berlin (voir dans le présent blog l'article Après la guerre, c'est déjà la guerre) que j'ai découverte grâce à l'ami suisse (blog pour15minutesdamour, hautement fréquentable), est un hymne sarcastique, une manière de désolation nerveuse, adorablement expressionniste, glacée cependant. Le chanteur, également comédien dans cette même série, se nomme Tim Fischer.
Il paraît qu'à la fin, tu es las de ce monde ancien (1) ? Tu suivrais volontiers M. Mélenchon pour en précipiter la chute, n'est-ce pas ? Tu goûtes fort ses diatribes cafardeuses contre ce vieux monde. Tu espères que son système de dénonciations permanentes, de revendications aigres, que son fiel postillonné, que sa face-même, toute de chair molle et crayeuse, balaieront les derniers vestiges de notre décadence. Tu crois ce qu'il dit, bien sûr, car tu es stupide, comme l'essentiel de ceux qui composent la troupe de ses électeurs.
Qu'opposer à la bile jaune de Mélenchon, qui se projette sur les faces ahuries de ses zélateurs, toujours énervés ?
La simple beauté de la décadence, peut-être.
1)« Á la fin tu es las de ce monde ancien… », ainsi commence le poème Zone, de Guillaume Apollinaire.
« Complément » d'objet direct:
« ©ompliment » d'objet direct :
Encore un peu d'envoûtement :
jeudi 20 août 2026
vendredi 17 juillet 2026
J'ai de l'eau jusqu'à la taille…
C'est ainsi que se figent un instant, puis disparaissent momentanément, sur l'écran de notre propre énigme, les images d'une vie : les chansons idiotes et sentimentales, les promenades dans les rues de Paris, les cris suraigus d'une petite chatte rousse qui vient de nous apercevoir et ne saurait différer plus longtemps le plaisir de solliciter nos caresses, l'errance inquiète ou amusée dans une bourgade infiniment provinciale, les vitrines de sous-vêtements féminins, le souvenir d'une mère qui fixe son bas nylon en haut de sa cuisse, les librairies encerclées qui ne veulent pas se rendre, les livres dont les pages réclament encore la tendre pince de nos doigts, les sihouettes aimables qui ne feignent pas d'ignorer notre désir, les films qui semblent venir d'une autre fiction, la bêtise tendre, les quelques mots essentiels et de très faible intensité (« Ne prends pas froid », « Appelle-moi plus souvent »…), les banquettes en velours cramoisi, la buée sur les vitres en décembre, le quai d'un port noyé dans la brume où s'impatiente un paquebot, les gens qu'on aimait et qui se sont tus à jamais, la sensation de frôler des êtres invisibles, l'effroi fondamental qui nous saisit par moment, un rai de lumière dans une chambre apaisée, un jeune homme qui me ressemble et m'adresse un adieu ironique, les ombres des mortels, les cimetières modestes, les pas qu'on croit entendre dans la pièce voisine alors qu'il n'y a personne, et tout ce que mes fantômes familiers déposent dans les lieux que je fréquente habituellement ou dans lesquels je viens de pénétrer ?
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Les mots pour le dire
dimanche 29 mars 2026
État d'esprit bis
Je ne me supporte plus qu'en négatif, un non-reflet de moi sur un mur, une porte, une forme « insolée » une masse sans trait, « détourée », la représentation d'une persistance rétinienne sur une surface.
En négatif, en ombre, je n'ai pas changé, au vrai, je suis ruiné, je coule, je sombre, je me brouille…
Pour soutenir ce lamento d'un prévieillard gémissant, choisissons ce supebe morceau qui m'évoque un sac de larmes :
Et sur le conseil d'un mélomane, le cher Paul, un raffiné à l'ancienne, cette composition qu'il convient d'entendre avant de disparaître…
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Il est plus tard que je ne crois
État d'esprit (1)
« C'est ainsi qu'un jour, par hasard, nous nous rappelons tant de visages et tant de choses, mais il n'y a plus personne pour se souvenir de nous, et nous sommes encore vivants. »
Angelo Rinaldi « La dernière fête de l'Empire ».
De Henri Duparc, compositeur de premier plan parfois négligé, voici « Chanson triste », par Régine Crespin :
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Angelo Rinaldi « La dernière fête de l'Empire ».
De Henri Duparc, compositeur de premier plan parfois négligé, voici « Chanson triste », par Régine Crespin :
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Il est plus tard que je ne pense
lundi 23 février 2026
Le monde perdu 1 : une jeunesse
J'étais très jeune, et le monde l'était avec moi. J'allais souvent seul au cinéma, je me glissai, avec une volupté que j'anticipais, dans une salle obscure du XVIIe arrondissement de Paris, aujoud'hui transformée en surface de vente illuminée. La fascination prenait alors les commandes et m'entraînait dans sa féérie : l'écran s'interposait, et j'accomplissais une métamorphose à chaque fois recommencée…
Il y a dans cette seule scène du film de Jerzy Skolimovsky Le Départ plus de preuves de l'existence du cinéma lui-même et de la nécessité de cette existence pour notre bonheur, jusqu'au vertige, que dans la plupart des films français de ces vingt dernières années ! Tant il est vrai que nombre de ces films sont inutiles (mais il y a des exceptions remarquables).
Pour achever cette lamentation d'un vieux gamin usé, cette chanson qui entretient adorablement ma mélancolie native :
Et encore celle-ci, la dernière qu'il faudra entendre avant de perdre définitivement de vue les « éblouissants repères » qui nous auront fait vaciller :
Et ceci, pour illustrer l'échange avec Celestine (voir les commentaire), où l'on voit que Virna Lisi porte à ses lèvres les cigarettes avec la même grâce qui animait chacun de ses mouvements à l'écran et sans doute partout ailleurs.
jeudi 15 janvier 2026
Tout doit disparaître
Le film n'est certes pas exclusivement consacré à la mélancolie des aristocrates en guerre, mais enfin cette scène leur donne l'occasion d'échanger des propos plein d'élégance et de tristesse. Lorsque M. Mélenchon, gouvernera ce qu'il reste de la France, son ministre du Chaos dans la culure, M. Deloglu, interdira peut-être ce chef-d'œuvre du cinéma, sorti en 1937, La Grande illusion.
Quelques nostalgique engagés dans l'Armée des ombres sur l'écran organiseront dans les caves des projections clandestines.
Je l'ai vu étant enfant, puis tant de fois, sans jamais en être las : entendez les confidences de ces deux aristocrates sans espoir, incarnés superbement par Erich von Stroheim et Pierre Fresnay.
Un grand film démocratique et audacieux, où tout se dit et s'oppose, où tout se joue ! C'est assez dire qu'il serait censuré, aujourd'hui, par France-inter…
Quelques nostalgique engagés dans l'Armée des ombres sur l'écran organiseront dans les caves des projections clandestines.
Je l'ai vu étant enfant, puis tant de fois, sans jamais en être las : entendez les confidences de ces deux aristocrates sans espoir, incarnés superbement par Erich von Stroheim et Pierre Fresnay.
Un grand film démocratique et audacieux, où tout se dit et s'oppose, où tout se joue ! C'est assez dire qu'il serait censuré, aujourd'hui, par France-inter…
Libellés :
Des hommes fréquentables
lundi 12 janvier 2026
Bardot et Louise Brooks inspiratrices des iraniennes
L'inspiratrice des Iraniennes, ce ne saurait être Sandrine Rousseau, l'ineffable Rousseau, qui voyait dans le voile « un embellissement » ; l'inspirateur, ce n'est pas le besogneux apparatchick nommé Benoit Hamon, qui estimait en 2017 (Europe 1) que la loi dite de 1905 « protège aussi bien la fille habillée en short que celle qui veut librement porter le foulard ». Certes, ce pauvre type ne compte pas, mais enfin il parle ! Je n'ai jamais vu de fille vêtue d'un short déambuler en toute liberté dans l'un de ces « quartiers ». Mais le besogneux Hamon y habite, lui, et il sait mieux que moi ce qui s'y passe… C'est assurément le cœur léger qu'un fille vêtue d'un short jette le trouble dans la cité. M. Hamon lui conseille, en cas de difficulté, de brandir la loi de 1905. Sinon, il interviendra en personne…
Naëm Bestandji, quant à lui, émet de sérieux doutes sur la compatibilité entre une fille en short et un quartier : « Personnellement et professionnellement, j'ai constaté sur le terrain et dans mon entourage, dès le milieu des années 1990, le développement de l'intégrisme musulman dans ces quartiers dont les filles sont toujours les premières victimes par le contôle des corps et des déplacements. Le voile en est la quintessence.» (site de Naem Bestandji, Féminisme, Universalisme, laîcité, Le linceul du féminisme.). Pauvre M. Hamon! L'ancien protégé de Mme Aubry, quintessence, lui, du militant d'appareil, est renvoyé à sa loi de 1905, censée permettre aux jolies filles de sortir cour-vêtues !
Interrogera-t-on Mme Tondelier sur le sujet ? La Tondelier, vraiment ? C'est déjà trop écrire que d'écrire son nom.
Non, ce qui est rassurant, c'est le nombre grandissant de femmes et d'hommes, d'origine ou de confession musulmanne, qui refusent que ces personnages de l'épouvante contemporaine s'expriment en leurs noms.
Pour le reste, voici : je désigne Bardot, villipendée par la gauche aux tristes passions, et Louise Brooks, redécouverte par mon cher ami Roland Jaccard (Louise Brooks, portrait d'une flapper, PUF), inspiratrices des belles, des flamboyantes iraniennes et de leurs compagnons, et je leur fait connaître toute mon admiration pour leur courage. Et que se taisent les Rousseau, Aubry, Tondelier et le besogneux Hamon, et tant d'autres !
Naëm Bestandji, quant à lui, émet de sérieux doutes sur la compatibilité entre une fille en short et un quartier : « Personnellement et professionnellement, j'ai constaté sur le terrain et dans mon entourage, dès le milieu des années 1990, le développement de l'intégrisme musulman dans ces quartiers dont les filles sont toujours les premières victimes par le contôle des corps et des déplacements. Le voile en est la quintessence.» (site de Naem Bestandji, Féminisme, Universalisme, laîcité, Le linceul du féminisme.). Pauvre M. Hamon! L'ancien protégé de Mme Aubry, quintessence, lui, du militant d'appareil, est renvoyé à sa loi de 1905, censée permettre aux jolies filles de sortir cour-vêtues !
Interrogera-t-on Mme Tondelier sur le sujet ? La Tondelier, vraiment ? C'est déjà trop écrire que d'écrire son nom.
Non, ce qui est rassurant, c'est le nombre grandissant de femmes et d'hommes, d'origine ou de confession musulmanne, qui refusent que ces personnages de l'épouvante contemporaine s'expriment en leurs noms.
Pour le reste, voici : je désigne Bardot, villipendée par la gauche aux tristes passions, et Louise Brooks, redécouverte par mon cher ami Roland Jaccard (Louise Brooks, portrait d'une flapper, PUF), inspiratrices des belles, des flamboyantes iraniennes et de leurs compagnons, et je leur fait connaître toute mon admiration pour leur courage. Et que se taisent les Rousseau, Aubry, Tondelier et le besogneux Hamon, et tant d'autres !
dimanche 11 janvier 2026
Bardot ou la date limite de consomation de la gauche coton-bio
Même en première de l'hebdomadaire de la gauche essouflée, Bardot annule tout ce qui l'entoure. Son portrait transperce le titre, comme la lance aux éclats fulgurants d'une guerrière le bouclier d'un piètre adversaire.
Et le titre du magazine des socialistes en déroute !
« Brigitte Bardot, de la lumière à l'ombre »
Et ce commentaire :
« Actrice iconique française, inlassable défenseuse des animaux et proche des idées de l'extrême-droite, Brigitte Bardot est morte le 28 décembre 2025. »
Le Nouvel Obs ose employer le mot « iconique », dont n'use plus que les carabosses égarées, les lectrices et les rédactrices de Elle, et les journalistes du service public.
L'Obs et Bardot ! Ce vieux titre de la ringardiserie socialisante ose tout, c'est même à cela qu'on le reconnaît encore.
Gardez la photo de Une, quant à l'intérieur, lisez-le si vous le souhaitez, mais vraiment « d'un derrière distrait ».
D'un côté Comic Strip, Bardot et le talent de Gainsbourg, de l'autre, la gauche des écologistes, la gauche de Mélenchon, la gauche des rayons bio et des discours niais de M. Gluksmann. Ici, c'est frais, cela claque, cela érotise tout, là-bas, on s'écarte, on évite, on s'ennuie.
samedi 10 janvier 2026
Bardot contre tous
- Je voudrais te demander quelque chose ?
- Demande toujours.
- Oh, trois fois rein !
- Et encore ?
- Voudras-tu passer outre ?
- Outre quoi ?
- Outre rein.
- Si je comprends bien, tu veux faire comme l'armée allemande.
- Que veux-tu dire ?
- Oui, tu veux m'envahir, quoi !
- Alors ?
- Alors, entre mes reins.
- Voilà…
- Ah non ! Ton ouvrage m'outrage !
- Certes, je te vois outrée
- J'ai dit « entre », je n'ai pas dit « outre ».
- Mais outre-rein, c'est presque rien !
- Entre est assez, outre est trop.
- Je n'outrerai donc point.
mercredi 7 janvier 2026
Le Procès de la petite Bardot
Le chef à plumes du Parti socialiste, un certain Olivier Faure, a fermement dénoncé la personne de Brigitte Bardot et lui a refusé l'hommage national que la rumeur lui promettait : « […] elle a […] tourné le dos aux valeurs républicaines et été multicondamnée par la justice pour racisme ».
Bardot souhaitait-elle une cérémonie aux Invalides ? Je ne le jurerais pas : son seul souci fut pour le monde animal, pour le soulagement des souffrances que le genre humain lui inflige. Elle travaillait à cette tâche à sa manière, avec éloquence et acharnement, mais dans un langage de pure révolte, qui ne veut ni ne peut tenir compte des nuances, et sans aucune précaution. Son dernier soupir ressembla peut-être au son, tout de douleur et d'affolement, qu'émet un animal qu'on égorge ou sur qui un enfant sans contôle exerce sa cruauté, à coups de bâton ou de fouet.
J'ai « détourné » le tableau reproduit ci-dessus. L'original porte le titre de La Petite de Bonchamps ; il est signé Jean-Paul Laurens, peintre bien trop négligé, pourtant passionnant, très supérieur à la petite étiquette de « pompier » qu'une partie de la critique a collé sur son œuvre.
J'ai « monté » sur certains des personnages (quatre au total) la tête de procureurs contemporains : deux viennent des rangs des socialistes, le troisième est un journaliste très doué, d'un conformisme idéal, toujours prompt à vanter les mérites de la gauche losqu'il était chargé de la revue de presse dans une radio de l'officialité laïque d'’État, la quatrième « pointe » à LFI.
On reconnaîtra l'immense Bardot dans l'accusée, ainsi que dans le fantôme en bas nylon et porte-jaretelles (En cas de malheur, de Claude Autant-Lara), bien propre à détourner les mineurs…
Au train où vont les choses, sous la pression wokiste augmentée du moralisme des militantes, les films de Bardot seront bientôt interdits à la télévision d'État pour mœurs corrompues. Et toute la presse moralisatrice, et France Inter, et France Info, et Mme Devillers, toute la cohorte des nouveaux censeurs condamnera unanimement leur principale interprète, à l'aide de la syntaxe et du vocabulaire dits inclusifs.
Alors, il ne restera plus qu'à tirer le rideau car la farce sera jouée (Rabelais dixit).
Un inconnu me signale cette chanson ou paraît la sublime :
Libellés :
Des hommes infréquentables,
Jolie femme
jeudi 1 janvier 2026
A(Vœux)
Ici vous êtes passé(e),
Comme moi,
Qui n'aurai fait que passer,
Sans trop dépasser,
Avant de trépasser.
Je vous enlace
Mais ne vous embrasse
Et que 2026
Déjà si plein de vices
Nous rende un peu service
Avant qu'il ne sévisse !
Comme moi,
Qui n'aurai fait que passer,
Sans trop dépasser,
Avant de trépasser.
Je vous enlace
Mais ne vous embrasse
Et que 2026
Déjà si plein de vices
Nous rende un peu service
Avant qu'il ne sévisse !
mercredi 31 décembre 2025
La Vérité !
Le navrant chef du parti socialiste -cet amas résiduel d'un vaste, puissant, audacieux mouvement d'intellectuels et d'ouvriers qui n'est plus « fréquenté » que par une classe intermédiaire mi-chèvres agressives mi-choux insignifiants- a tenu des propos à la fois indigestes, conformistes et déplaisants sur Brigitte Bardot. Puisse ce manipulateur de vaine ambition se fracasser contre le mur de la réalité !
Libellés :
Il reste l'essentiel
jeudi 25 décembre 2025
La Crêche pour les uns, la niche pour les autres !
À tous ceux qui passent encore, furtivement, dans ces parages, et laissent une faible trace, je dis simplement : « Joyeux Noël !». Et j'ajoute, à l'attention des pisse-froid socialisants et des énergumènes haletants qui entourent M. Mélenchon, ce Lénine d'arrondissement qui ne parviendra jamais à dépasser les frontière de son amertume, ainsi qu'à celle des mairesses et maires Verts ou assimilés et autres laïcards énervés : « Je vous emmerde ». Illustration : Giotto Di Bondone (1266-67?-1337), immense artiste et premier des Renaissants, La Nativité, chapelle de l'Arena, Padoue, Italie, seconde patrie des français à l'exceptions des crétins, des insoumis de carnaval et de leurs maîtres.
Précision : Usez du blasphème et de l'ironie cinglante tant qu'il vous plaira, c'est un droit, que nous devons au noble chevalier de la Barre, mais poussez votre épée dans les reins de toutes les religions, sans penser aux gains de voix que vous ferez aux élections prochaines si vous épargnez de vos diatribes l'une d'entre elles…
dimanche 28 septembre 2025
Le point « Cardinale »
Il leur suffisait de paraître, et la lumière désertait tous les visages. Il leur suffisait de paraître, et tout, alentour, bénéficiait de leur prestige, ou, au contraire, était anéanti par leur beauté.
Revoyant Le Guépard, hier, je m'assure du fait qu'il est entièrement dominé par la présence physique de Burt Lancaster, puissant, réfléchi, mélancolique, tel un aristocrate sicilien, et c'est d'autant plus admirable qu'il était né à New York, qu'il avait commencé dans un cirque comme acrobate avec un certain Nick Cravat.
Alors voici, comme échappées d'une fenêtre ouverte un soir d'été, quelques notes de musique : au bal des ombres, retenez une valse avec qui vous voudrez…
Revoyant Le Guépard, hier, je m'assure du fait qu'il est entièrement dominé par la présence physique de Burt Lancaster, puissant, réfléchi, mélancolique, tel un aristocrate sicilien, et c'est d'autant plus admirable qu'il était né à New York, qu'il avait commencé dans un cirque comme acrobate avec un certain Nick Cravat.
Alors voici, comme échappées d'une fenêtre ouverte un soir d'été, quelques notes de musique : au bal des ombres, retenez une valse avec qui vous voudrez…
jeudi 30 janvier 2025
Like a Rolling Joss Stone
Les nouvelles chanteuses françaises, saintes meetouches prétentieuses, avec un quant-à-soi de marquise par procuration, si peu artistes, toujours puisant dans un pot de moraline des certitudes et des condamnations, forment un cortège d'ennui et de névroses à la mode pour radios et télévisions d'État.
Mais alors surgit Joss Stone et ses musiciens, et l'ouragan emporte au loin les figures de ce triste carnaval officiel.
Écoutez donc Midnight train to Georgia ou encore sa reprise, plus qu'honorable, de A little prayer for you (après l'immense Aretha Franklin, il fallait oser !)
Note : Ellle a donné une autre version de I put a spell on you, accompagnée à la guitare par Jeff Beck
Re-note : J'apprends que Marianne Faithfull est morte. Ce n'est pas Mme de Sagazan, ni Pomme, ni Juliette Armanet qui me consoleront de cette disparition.
mercredi 15 janvier 2025
Mes (Dés)(A)Vœux : Je suis Charlot : 1) Le Futur extérieur
Le futur extérieur…
Au vrai, j'avais imaginé une scène avec des photographies –dont deux ou trois « modifiées » par mes soins–, tirées d'un film de et avec Charles Chaplin, mais je ne parviens plus à insérer des images, pour une raison que je ne m'explique pas.
Quoi qu'il en soit, j'adresse mes vœux affligés mais sincères à tous ceux qui rendent encore visite à ce modeste lieu.
Je leur souhaite de trouver en eux-mêmes les ressources, qui leurs permettront de survivre sinon d'expérer. Je leur suggère d'adopter, pendant quelque temps, au commencement d'une année déjà usée avant d'avoir servi, cet aphorisme de Friedrich Nietsche (Nichts = rien), qui me paraît parfaitement annoncer l'avenir : « Rien ne vaut rien, il ne se passe rien, et cependant tout arrive mais cela est indifférent. ».
En supplément : des accès de mélancolie, la chair aimable d'un amant momentanément apaisé, des mains glissant le long de jambes gainées de bas nylon, l'oubli de Sandrine Rousseau et de toutes les femmes écologistes, la crainte de M. Mélenchon, ce blafard Lénine d'arrondissement, la tendresse nerveuse d'une chatte noire aux yeux de braise, une nappe de souvenirs comme un brouillard qui enveloppe, s'éloigne et revient, des particules fines de bonheur, et l'adorable chagrin d'être né…
Au vrai, j'avais imaginé une scène avec des photographies –dont deux ou trois « modifiées » par mes soins–, tirées d'un film de et avec Charles Chaplin, mais je ne parviens plus à insérer des images, pour une raison que je ne m'explique pas.
Quoi qu'il en soit, j'adresse mes vœux affligés mais sincères à tous ceux qui rendent encore visite à ce modeste lieu.
Je leur souhaite de trouver en eux-mêmes les ressources, qui leurs permettront de survivre sinon d'expérer. Je leur suggère d'adopter, pendant quelque temps, au commencement d'une année déjà usée avant d'avoir servi, cet aphorisme de Friedrich Nietsche (Nichts = rien), qui me paraît parfaitement annoncer l'avenir : « Rien ne vaut rien, il ne se passe rien, et cependant tout arrive mais cela est indifférent. ».
En supplément : des accès de mélancolie, la chair aimable d'un amant momentanément apaisé, des mains glissant le long de jambes gainées de bas nylon, l'oubli de Sandrine Rousseau et de toutes les femmes écologistes, la crainte de M. Mélenchon, ce blafard Lénine d'arrondissement, la tendresse nerveuse d'une chatte noire aux yeux de braise, une nappe de souvenirs comme un brouillard qui enveloppe, s'éloigne et revient, des particules fines de bonheur, et l'adorable chagrin d'être né…
mercredi 20 novembre 2024
samedi 6 juillet 2024
Rhinoshérif et Rhinoféroce ou M. Éluard, poète « insoumis »
La visite de quelqu'un au présent blogue m'a conduit à cette adresse : https://lavigue.blogspot.com/2017/01/paul-eluard-le-deshonneur-dun-poete.html.
Le blogue a pour intitulé MA PRAVDA A MOI(https://lavigue.blogspot.com) Il m'a paru très fréquentable, avec de la curiosité, des connaissances vastes, une belle variété dans l'intérêt, enfin de l'ironie bien propre à supporter les choses, les êtres et les événements. L'article Paul Eluard-Le déshonneur d'un poète relate un fait dramatique et la réaction qu'il suscita chez André Breton et chez Paul Éluard. J'ignorais tout de l'épisode, où l'on voit un très honnête homme, un esprit singulier, audacieux se heurter à l'épouvante sournoise du communisme. M. Éluard, personnage raffiné, sensible selon toute vraisemblance, aurait pu, aurait dû trouver les mots pour fustiger toute l'affreuse machination contre l'un de ces brillants esprits, qui peuplaient alors l'Europe Centrale. Au contraire, il présenta le visage hideux d'un apparatchik bien dressé, d'un commis de succursale d'une société Internationale…
Je vous invite à vous rendre à l'adresse indiquée ci-dessus, afin de comprendre de quoi il retourne.
Il me semble possible qu'une telle bassesse à motivation politique se manifeste aujourd'hui. On se croit insoumis et l'on se révèle zélé serviteur de son maître, sectataire à front de bœuf…
Cela m'a évoqué Rhinocéros, pièce de théâtre d'un auteur un peu oublié aujour'hui mais fameux naguère, et qui servait si bien l'idée de liberté qu'on lui colla sur le front l'étiquette d'infamie « réactionnaire », puis celle, plus odieuse encore, « extrême-droite ». Il en souffrit peut-être, il s'en consola sans doute, parce qu'il était l'un des meilleurs écrivains français de théâtre d'origine étrangère (il était né en Roumanie). Pour le reste, je persiste à croire que nous sommes menacés de succomber à la rhinocérite…
Pour l'histoire du rhinocéros par l'immense Albrecht Dürer qui illustre mon propos, vous trouverez tout ce qu'il faut dans cette brève video en provenance du château de Chantilly :
Le blogue a pour intitulé MA PRAVDA A MOI(https://lavigue.blogspot.com) Il m'a paru très fréquentable, avec de la curiosité, des connaissances vastes, une belle variété dans l'intérêt, enfin de l'ironie bien propre à supporter les choses, les êtres et les événements. L'article Paul Eluard-Le déshonneur d'un poète relate un fait dramatique et la réaction qu'il suscita chez André Breton et chez Paul Éluard. J'ignorais tout de l'épisode, où l'on voit un très honnête homme, un esprit singulier, audacieux se heurter à l'épouvante sournoise du communisme. M. Éluard, personnage raffiné, sensible selon toute vraisemblance, aurait pu, aurait dû trouver les mots pour fustiger toute l'affreuse machination contre l'un de ces brillants esprits, qui peuplaient alors l'Europe Centrale. Au contraire, il présenta le visage hideux d'un apparatchik bien dressé, d'un commis de succursale d'une société Internationale…
Je vous invite à vous rendre à l'adresse indiquée ci-dessus, afin de comprendre de quoi il retourne.
Il me semble possible qu'une telle bassesse à motivation politique se manifeste aujourd'hui. On se croit insoumis et l'on se révèle zélé serviteur de son maître, sectataire à front de bœuf…
Cela m'a évoqué Rhinocéros, pièce de théâtre d'un auteur un peu oublié aujour'hui mais fameux naguère, et qui servait si bien l'idée de liberté qu'on lui colla sur le front l'étiquette d'infamie « réactionnaire », puis celle, plus odieuse encore, « extrême-droite ». Il en souffrit peut-être, il s'en consola sans doute, parce qu'il était l'un des meilleurs écrivains français de théâtre d'origine étrangère (il était né en Roumanie). Pour le reste, je persiste à croire que nous sommes menacés de succomber à la rhinocérite…
Pour l'histoire du rhinocéros par l'immense Albrecht Dürer qui illustre mon propos, vous trouverez tout ce qu'il faut dans cette brève video en provenance du château de Chantilly :
Libellés :
Il est plus tard que je ne crois
samedi 22 juin 2024
Partie sans laisser d'adresse…
Et maintenant, que fait-on ?
On reste là, on se tait, on attend. Les mélancoliques s'en vont, la mélancolie demeure. C'est ainsi que nous « mélencoulons » avant de sombrer…
Son calvaire est terminé, car ce fut un calvaire. Elle nous laisse donc « sur notre fin ».
Pour Françoise H., on ira aux adresses ci-desous : Une sorte de grâce Mémoire d'autre-tombe… Comme un adieu dans une langue oubliée… C'est mieux à deux Mélancouler avant de sombrer Injoignables.
(Les liens ne sont pas actifs, je n'ai pas envie d'en connaître la raison ; tapez « Françoise Hardy » dans le rectangle blanc (cartouche Rechercher dans ce blog)) en bas à droite, sous ma photographie : tous les articles apparaîtront.).
mardi 2 avril 2024
Fruits de la Passion
Les Pâques sont venues, les Pâques s'en vont. Elles reviendront. Ce temps pascal a une grande signification pour certains, ne signifie rien pour d'autre. Un homme est mort, quel intérêt ? Il en meurt tant !
Celui-ci s'est donc rendu au royaume des morts, qui n'est pas exactement l'Enfer. Dans l'Antiquité grecque, ce royaume est « gouverné» par le dieu Hadès, lequel, convoitant la splendide Perséphone, l'avait enlevée, emportée dans son monde souterrain. Ce même royaume avait accueilli Thésée, héros impeccable, prisonnier du dieu souterrain (pour cette raison, Hadès et Perséphone sont des divinités dites chthoniennes ; la menace chthonienne, venue d'un terrifiant inframonde, est omniprésente dans l'œuvre de Howard Philipps Lovecraft). Mais, comme d'habitude, je m'égare, je fais le malin, je sème l'ennui : reprenons au début.
Les Pâques sont un héritage direct des Juifs (sur ce que le Nouveau testament doit à l'Ancien, ce joli mot de l'excellent abbé Arthur Mugnier (1853-1944), jésuite pauvre et commensal des tables parisiennes les plus recherchées, avec cela simple et modeste comme un curé de campagne, plein de compassion pour ses frères humains et non dénué d'humour : invité à passer du salon à la salle à manger d'un appartement du faubourg Saint-Germain, il s'efface devant l'un des convives, le Grand Rabbin de France, en lui glissant à l'oreille « Passez le premier, monsieur, vous êtes mon grand-père. » (Abbé Mugnier, Journal, coll. Le Temps retrouvé, Mercure de France). Pessah est la fête religieuse, qui rappelle au peuple juif la fin de son esclavage par sa sortie d'Égypte sous la conduite de Moïse. Les «démélés» de Sigmund Freud avec Moïse -qu'il voit comme un prince égyptien fasciné par la personne du pharaon Akhénaton, lequel est à l'origine d'une profonde réforme du culte religieux puisqu'on a pu y voir la première ébauche du monothéisme- constituent l'un des grands moments de la psychanalyse.
Cependant, pour la Pâques des chrétiens, il est question d'un homme, enfin du Dieu qui s'est fait homme, de son martyr consenti, de sa mort, puis de sa résurrection.
Les Pâques à New York, de Blaise Cendrars.
Ce poème (1ère édition en 1912) est fondamental. Il produit son énergie dans le même temps qu'il la diffuse. Avec sa forme d'écriture, son récit empreint d'une puissante miséricorde et baignée de mélancolie, plein de l'obscurité comme de la lumière du monde réel, Blaise Cendrars a inauguré une centrale assez puissante pour installer l'électricité sur tout le réseau de la poésie française et mondiale. Cendrars, c'est l'électricien en chef. Avec Les Pâques, le grand Blaise donne le récit de la soudaineté des formes, de l'irruption des images, des visages, ces êtres et des choses. C'est un long poème cubiste, le premier du genre. Si le mot « modernité» a un sens, ce texte est le premier poème moderne du XXe siècle. Et tout cela est plein de pitié pour la condition des hommes, qui sont pitoyables, certes, et misérables, et admirables aussi.
Et Dieu dans tout cela ? Dieu est partout dans ces lignes «à haute tension».
(Sur le même sujet, voyez Saint Blaise et http://touslesgaronssappellentpatrick.blogspot.com/2017/04/httpswww.html
Par Serge Reggiani :
Par Serge Reggiani toujours, la suite :
Les Pâques à New York, oratorio de Blaise Mettraux :
On ne peut pas dire de la Passion qu'elle fut une partie de plaisir pour Celui qui en fut le « héros ». Voici, parmi d'autres, le récit, sanglant, violent, de ce long calvaire : Charles Péguy l'a écrit, Pierre Hiegel (père de la comédienne Catherine Hiegel) est le récitant. Ce n'est pas précisément de tout repos, mais c'est à la mesure de l'événement.
Enfin, cette manière, très réussie, de placer le texte de Cendrars dans le rythme et le flux du rap, par Ekoué. Cette version m'avait été signalée, il y a quelque temps déjà, par Mr PM, un jeune homme très doué, qui fréquenta ces lieux.
Celui-ci s'est donc rendu au royaume des morts, qui n'est pas exactement l'Enfer. Dans l'Antiquité grecque, ce royaume est « gouverné» par le dieu Hadès, lequel, convoitant la splendide Perséphone, l'avait enlevée, emportée dans son monde souterrain. Ce même royaume avait accueilli Thésée, héros impeccable, prisonnier du dieu souterrain (pour cette raison, Hadès et Perséphone sont des divinités dites chthoniennes ; la menace chthonienne, venue d'un terrifiant inframonde, est omniprésente dans l'œuvre de Howard Philipps Lovecraft). Mais, comme d'habitude, je m'égare, je fais le malin, je sème l'ennui : reprenons au début.
Les Pâques sont un héritage direct des Juifs (sur ce que le Nouveau testament doit à l'Ancien, ce joli mot de l'excellent abbé Arthur Mugnier (1853-1944), jésuite pauvre et commensal des tables parisiennes les plus recherchées, avec cela simple et modeste comme un curé de campagne, plein de compassion pour ses frères humains et non dénué d'humour : invité à passer du salon à la salle à manger d'un appartement du faubourg Saint-Germain, il s'efface devant l'un des convives, le Grand Rabbin de France, en lui glissant à l'oreille « Passez le premier, monsieur, vous êtes mon grand-père. » (Abbé Mugnier, Journal, coll. Le Temps retrouvé, Mercure de France). Pessah est la fête religieuse, qui rappelle au peuple juif la fin de son esclavage par sa sortie d'Égypte sous la conduite de Moïse. Les «démélés» de Sigmund Freud avec Moïse -qu'il voit comme un prince égyptien fasciné par la personne du pharaon Akhénaton, lequel est à l'origine d'une profonde réforme du culte religieux puisqu'on a pu y voir la première ébauche du monothéisme- constituent l'un des grands moments de la psychanalyse.
Cependant, pour la Pâques des chrétiens, il est question d'un homme, enfin du Dieu qui s'est fait homme, de son martyr consenti, de sa mort, puis de sa résurrection.
Les Pâques à New York, de Blaise Cendrars.
Ce poème (1ère édition en 1912) est fondamental. Il produit son énergie dans le même temps qu'il la diffuse. Avec sa forme d'écriture, son récit empreint d'une puissante miséricorde et baignée de mélancolie, plein de l'obscurité comme de la lumière du monde réel, Blaise Cendrars a inauguré une centrale assez puissante pour installer l'électricité sur tout le réseau de la poésie française et mondiale. Cendrars, c'est l'électricien en chef. Avec Les Pâques, le grand Blaise donne le récit de la soudaineté des formes, de l'irruption des images, des visages, ces êtres et des choses. C'est un long poème cubiste, le premier du genre. Si le mot « modernité» a un sens, ce texte est le premier poème moderne du XXe siècle. Et tout cela est plein de pitié pour la condition des hommes, qui sont pitoyables, certes, et misérables, et admirables aussi.
Et Dieu dans tout cela ? Dieu est partout dans ces lignes «à haute tension».
(Sur le même sujet, voyez Saint Blaise et http://touslesgaronssappellentpatrick.blogspot.com/2017/04/httpswww.html
Par Serge Reggiani :
Par Serge Reggiani toujours, la suite :
Les Pâques à New York, oratorio de Blaise Mettraux :
On ne peut pas dire de la Passion qu'elle fut une partie de plaisir pour Celui qui en fut le « héros ». Voici, parmi d'autres, le récit, sanglant, violent, de ce long calvaire : Charles Péguy l'a écrit, Pierre Hiegel (père de la comédienne Catherine Hiegel) est le récitant. Ce n'est pas précisément de tout repos, mais c'est à la mesure de l'événement.
Enfin, cette manière, très réussie, de placer le texte de Cendrars dans le rythme et le flux du rap, par Ekoué. Cette version m'avait été signalée, il y a quelque temps déjà, par Mr PM, un jeune homme très doué, qui fréquenta ces lieux.
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Des hommes fréquentables. De l'un à l'autre.
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